Intersection Pierre-Laporte/Robitaille: pas dangereuse, assure le MTQ

Deux fois moins d'accidents se produisent à l'intersection... (photo archives La Voix de l'Est)

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Deux fois moins d'accidents se produisent à l'intersection du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille à Granby que sur l'ensemble du réseau sous la responsabilité du MTQ, indiquent des données de la SAAQ.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Le ministère des Transports du Québec ne juge pas que l'intersection du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille à Granby est dangereuse. En fait, son taux de dangerosité se situe nettement en bas de la moyenne de son réseau routier.

Les données de la Société d'assurance automobile du Québec pour l'intersection Pierre-Laporte/Robitaille font état de 0,7 accident pour chaque million de passages de véhicules. C'est deux fois moins que la moyenne de 1,5 accident par million de véhicules enregistré dans l'ensemble du réseau sous la juridiction du MTQ.

Ces dernières années, la SAAQ a enregistré quatre accidents par année à l'intersection en question, note Daniel Donais, directeur territorial de l'Est de la Montérégie au MTQ. Malgré les demandes répétées de la Ville qui exhorte Québec de payer la moitié des 6 millions de dollars pour y aménager un carrefour giratoire, une intervention du MTQ serait injustifiée, dit-il. Ce n'est pas une question d'argent, soutient-il. «Ce qui oriente nos décisions, c'est la sécurité routière. On investit de l'argent où les gains en sécurité seront les plus grands», a-t-il indiqué en entrevue à La Voix de l'Est.

En 2012, selon le débit journalier moyen enregistré par le MTQ, la portion du boulevard Pierre-Laporte entre la route 112 et la rue Robitaille était de 9900 véhicules par jour. Plus au sud, dans le segment entre le carrefour giratoire Pierre-Laporte et la rue Bruce, 8800 véhicules circulaient en moyenne. Le MTQ n'a pas de chiffres sur la densité de circulation sur la rue Robitaille. Toutefois, on peut conclure, fait remarquer M. Donais, que les 1100 véhicules de différence entre les deux segments proviennent de la rue Robitaille.

L'achalandage accru de l'intersection Pierre-Laporte/Robitaille est l'effet du développement résidentiel du secteur, soutient le patron du MTQ dans la région. La responsabilité est celle de la Ville, dit M. Donais, qui a choisi de s'étendre de ce côté.

Le développement résidentiel du secteur pousse le MTQ à la plus grande prudence. Le Ministère doit faire preuve d'équité et éviter le favoritisme, dit M. Donais. Impossible de faire une intervention qui ajoutera à l'intérêt de futurs acheteurs de maisons. «On n'est pas contre le développement. Mais le MTQ ne veut pas favoriser un promoteur au détriment d'un autre. C'est une question de principe et d'équité», explique-t-il.

Assumer les coûts

La Ville de Granby n'est pas traitée différemment des autres municipalités par le MTQ, assure M. Donais. Comme Granby, elles doivent assumer seules les coûts d'infrastructures routières liées à leur développement. Il a cité les exemples des villes de Varennes et de Chambly pour valider son point.

La Ville de Varennes, qui tente de développer son parc industriel, a payé seule les coûts pour ajouter une bretelle à l'autoroute 30, à partir de la route 229, pour inciter de nouvelles entreprises à s'établir chez elle. La ville de Chambly, de son côté, a assumé tous les coûts des trois carrefours giratoires sur le boulevard Fréchette. Dans ce cas précis, la municipalité a demandé au MTQ de lui céder la responsabilité de l'artère.

Le dernier carrefour giratoire construit et payé par le MTQ en Montérégie est celui sur l'autoroute 35 dans le secteur d'Iberville.

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