Les Québécois et l'alcool: une relation paradoxale

«J'ai voulu faire un beau livre, bien documenté... (photo Janick Marois)

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«J'ai voulu faire un beau livre, bien documenté et bien imagé, accessible à tout le monde, qui parle aux gens et qui présente divers visages d'un même sujet», fait savoir l'auteur Normand Cazelais, qui réside à Saint-Paul-d'Abbotsford.

photo Janick Marois

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Une des premières choses qu'a faites Samuel de Champlain en s'installant à Québec a été d'y planter des vignes. Et dès 1668, l'intendant Jean Talon a donné vie à la première brasserie. Pas étonnant que l'alcool soit intimement lié à la naissance de notre province et aux moeurs des Québécois! Il est depuis longtemps de toutes les fêtes, mais aussi au coeur de bien des drames. Dans Boire et déboires, à paraître demain aux éditions Transcontinental, c'est sur cette relation paradoxale entre les Québécois et la boisson que l'auteur Normand Cazelais se penche.

«L'alcool fait partie intrinsèque, à quelques exceptions près, de toutes les civilisations depuis très, très longtemps, fait valoir le résidant de Saint-Paul-d'Abbotsford. Quand on regarde une société et sa relation avec l'alcool, on a un bon portrait de ses valeurs, de son histoire et de son identité, parce que ça reflète profondément qui elle est en tant que peuple.»

Sans se prétendre un livre savant, l'ouvrage de presque 200 pages et aux nombreuses illustrations - dans la veine du précédent Vivre l'hiver au Québec - surfe sur le thème en différents volets: la culture, l'économie, l'histoire, la place de l'État, les produits, la santé et la société.

«Ce n'est pas une encyclopédie, affirme l'écrivain qui a publié plus tôt cette année l'ouvrage Un Québec particulier. Mais j'ai voulu faire un beau livre, bien documenté et bien imagé, accessible à tout le monde, qui parle aux gens et qui présente divers visages d'un même sujet.»

Ainsi, des recettes de cocktails - dont celle du fameux caribou -, la traduction en plusieurs langues du célèbre tchin tchin! et quelques dictons côtoient extraits littéraires et chansons à boire, la prière des AA, des pubs d'Éduc'Alcool, l'histoire de Jacques Boisdon, premier aubergiste en Nouvelle-France, et les conséquences de la prohibition états-unienne de ce côté-ci de la frontière.

D'ailleurs, saviez-vous que la vieille expression «être en boswell», qui signifie être fâché, doit son origine à l'ancienne bière Boswell, désormais disparue? Qu'il n'y a aucune restriction en matière d'âge légal pour acheter de l'alcool à Cuba, en France et en Espagne et qu'elle est de seulement 14 ans en Italie? Qu'une ambiance bruyante favorise la consommation? Et que l'alcool a été illégal un an au Québec, entre 1918 et 1919?

Autre bouquin

Normand Cazelais est journaliste, auteur, professeur, chroniqueur télé et radio ainsi que géographe de formation. Malgré le port de tous ces chapeaux, il trouve le temps de se pencher sur l'idée de trois ou quatre livres en même temps.

Déjà, il parle d'un prochain ouvrage à voir le jour «d'ici la fin de l'année sinon au début de 2015», mentionne-t-il. «Celui-là n'aura rien à voir avec le Québec, lance en riant celui qui s'est concentré sur la province à maintes reprises dans ses derniers écrits. Ça va s'appeler Le dictionnaire saugrenu. On pourra y retrouver de courtes définitions très différentes de ce qu'on peut lire d'habitude. Mais je n'en dis pas plus...»

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