Jean-Gilles Gadoury et ses proches demeurent positifs malgré la maladie

Jean-Gilles Gadoury garde le sourire malgré la maladie.... (photo fournie par la famille)

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Jean-Gilles Gadoury garde le sourire malgré la maladie.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bedford) Le pire des scénarios est en train de se produire pour le jeune Jean-Gilles Gadoury, 9 ans, de Bedford. Le traitement expérimental de chimiothérapie pour éradiquer le cancer qui l'afflige n'a pas fonctionné. Son dernier espoir est le don de cellules souches.

«Le temps presse, mais on sait que le processus pour trouver un donneur de cellules souches est long et ardu», confie Geneviève Ste-Marie, une amie de la famille.

Le jeune garçon a reçu son diagnostic de leucémie en septembre. Le couperet est tombé en début de semaine dernière, ajoute-t-elle. Le type de cancer qui le ronge est d'un type aigu qui touche normalement les adultes et qui évolue extrêmement rapidement chez un enfant. Comme le système d'un enfant se régénère rapidement, c'est aussi le cas des cellules cancéreuses, explique Mme Ste-Marie, en entrevue avec La Voix de l'Est. Il a été transféré à l'Hôpital de Montréal pour enfants en septembre et n'en est pas ressorti.

Il devait subir un traitement expérimental consistant à avoir de la chimiothérapie tous les jours pendant dix jours. «Il n'a pas pu recevoir le dixième traitement parce que sa fièvre était trop forte. Ils ont cherché pendant plusieurs semaines ce qui causait la fièvre. Ç'a été des semaines très éprouvantes.»

Finalement, ils ont pu lui faire une ponction lombaire, ce qui a permis de découvrir ce que la famille de Jean-Gilles redoutait.

Greffe de moelle osseuse nécessaire

Depuis le 16 octobre, Mme Ste-Marie a créé une page Facebook pour permettre à la communauté de soutenir le jeune acteur, mannequin, danseur et chanteur. En trois jours, elle a rejoint plus de 2500 personnes.

Elle-même maman, Geneviève Ste-Marie invite les gens à s'informer sur le don de moelle osseuse avant de demander la trousse à Héma-Québec. Dans le cas médiatisé de Mai Duong, elle aussi en attente d'une greffe, Héma-Québec a reçu 7000 demandes de trousses alors qu'en temps normal, l'organisme n'en reçoit que 2500 par année. Or, seulement 30% des trousses ont été retournées avec l'échantillon de salive. «Quand les gens voient ce que ça engage comme processus de devenir donneur, il y en a qui reculent», dit-elle.

Il faut notamment savoir qu'un don n'ira pas nécessairement à la personne que l'on veut. La moelle osseuse peut être envoyée outre-mer pour quelqu'un qui en a besoin pour survivre. Le donneur doit aussi traverser tout un parcours pour finalement passer quelques jours en convalescence. De l'appel d'Héma-Québec jusqu'au don, ça peut prendre plusieurs mois, au mieux de 5 à 7 semaines. Seules des personnes âgées de 18 à 35 ans peuvent donner, puisque c'est à partir de 35 ans que les cellules souches commencent à décliner en qualité et en nombre, explique-t-elle.

Il faut être altruiste, remarque Mme Ste-Marie, «il ne faut pas penser qu'on va donner uniquement à Jean-Gilles.»

Et il ne faut surtout pas qu'un donneur se désiste une fois qu'Héma-Québec fait appel à lui. «Là où ça devient extrêmement dramatique, c'est de trouver un donneur potentiel pour quelqu'un qui est dans le besoin et que le donneur se désiste.»

Selon elle, il est donc important d'être altruiste, renseigné et convaincu. Un don de moelle osseuse ou de cellules souches permettrait au système immunitaire de Jean-Gilles de se remettre suffisamment pour que les traitements continuent.

Joie de vivre

Jean-Gilles Gadoury «est un petit garçon qui met de l'énergie partout où il est capable, décrit Mme Ste-Marie. C'est un garçon qui s'implique dans sa communauté.»

Et la communauté le lui rend bien. Comme sa mère, Marie-Josée Gadoury, a dû quitter son emploi et passe le plus clair de son temps à l'hôpital, son amie a déposé des tirelires dans les commerces de Bedford afin d'amasser des fonds pour l'aider financièrement. «Il nous est arrivé de trouver des billets de 100$ dans les tirelires. Les gens sont extrêmement généreux dans la région», souligne-t-elle avec reconnaissance. Les sous sont directement versés dans le compte de la mère de Jean-Gilles.

Et malgré les jours sombres, la famille et les proches s'évertuent à rendre la vie du jeune malade plus positive. «Tout est organisé pour que ce soit positif pour qu'il ait toujours envie de se battre. Il sourit beaucoup, il rit beaucoup. Sa joie de vivre transperce le drame de la maladie.»

Pourtant, ce n'est pas toujours évident pour ceux qui l'entourent de garder la tête hors de l'eau. «C'est comme un tsunami. C'est vécu très difficilement pour tout le monde, mais il y a un déni. La victoire est la seule option.»

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