Franc succès de la rencontre enfants-artistes

Stéphane Lemardelé a couché sur papier l'histoire d'Estelle... (photo Maxime Sauvage)

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Stéphane Lemardelé a couché sur papier l'histoire d'Estelle Carrier, de Waterloo.

photo Maxime Sauvage

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Waterloo) Stéphane Lemardelé demandait alors à la jeune Estelle Carrier des détails sur l'histoire qu'elle avait composée et qu'il devait illustrer. Plus d'une centaine d'enfants ont fait samedi comme Estelle. Ils ont imaginé et écrit une histoire dont la thématique était l'environnement, pour ensuite la raconter à un artiste illustrateur qui l'a couchée sur papier. Le tout deviendra un livre à conserver toute sa vie.

Une quinzaine d'illustrateurs, dont quelques-uns de la région, se sont mis au service de ces enfants ayant une idée claire en tête.

Valérie Laforest, 8 ans, a écrit l'histoire d'une petite fille qui part en forêt pour aller visiter sa tante. En chemin, elle ramasse des fruits et des glands pour les lui offrir. Devant elle, l'artiste Marie Bilodeau est à l'oeuvre. Elle trace déjà les lignes de cette forêt remplie de fruits, le personnage prenant vie en son centre. Sa mère Julie Rochette lui a donné un coup de main pour la correction. «C'est son projet, c'est son histoire. Elle s'intéresse beaucoup au monde de l'édition.» Elles ont donc travaillé comme le font les auteurs, en planifiant bien le déroulement du conte.

En plus de l'accomplissement d'un tel projet, le travail derrière tout ça l'a amenée à réfléchir sur l'importance de la protection de l'environnement. «Les plantes, il ne faut pas les arracher tout le temps. Les arbres, faut pas les couper.»

La création dans l'air

Un peu plus loin dans le pavillon Saint-Bernardin de l'école primaire l'Orée-des-Cantons, une jeune fille donne quelques coups de crayon sur le dessin que lui prépare l'artiste devant elle. Au bout de la longue table, une dessinatrice demande son avis au garçon qui a écrit l'histoire d'un homme des cavernes préférant dessiner sur la pierre que sur une feuille. Partout dans la salle, les enfants sont silencieux, concentrés tout autant que les adultes.

Certains lisent leur histoire sur la scène avec la clown Madame Zazou.

L'instigateur du projet, Stéphane Lemardelé, était occupé quant à lui avec Estelle Carrier et son jeune frère. «Je travaille beaucoup en cinéma et j'ai aucun problème à dessiner un croquis devant les réalisateurs. La première fois devant un enfant, j'étais comme ça, raconte M. Lemardelé, en montrant sa main tremblante. Personnellement, je ne suis jamais satisfait, mais ce n'est pas le résultat qui est important, c'est le processus.»

Les enfants étaient d'abord invités à écrire une histoire tout droit sortie de leur imagination. Samedi, ils passaient à la correction et devaient parfois réécrire au propre. «C'était pas mal poche de recopier», confie tout bonnement Estelle, qui avait laissé un espace entre chaque ligne et avait dû tout réécrire pour que le conte tienne sur une seule page.

C'est ensuite que les enfants lisaient leur histoire aux artistes. Estelle a tout de même été fascinée par le travail de M. Lemardelé.

«On arrive à décloisonner quelque chose. On est en interaction directe avec l'enfant, expose ce dernier. On se met au service de l'enfant.»

Un rendez-vous immanquable

L'activité en est à sa sixième année. L'équipe s'est mise à l'ouvrage dimanche pour créer le livre qui sera remis aux participants dans un mois. «On ne chôme pas!», lance l'instigateur.

Il avoue même qu'il a déjà pensé arrêter en raison de la charge énorme de travail. Cependant, il a vite été poussé par ses complices pour poursuivre. «C'est devenu un rendez-vous. Plusieurs artistes ne se voient pas dans l'année» et À auteur d'enfant devient un moment de rencontres.

Grâce à la participation financière de quelques partenaires, comme les Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW), le livre sera remis gratuitement aux jeunes participants de Waterloo, explique Richard Morasse, président des ABVLW. Sur une page, le conte signé, sur l'autre, l'image de l'artiste.

En général, une soixantaine d'enfants participent, mais pour l'édition de Waterloo, quelques semaines après celle tenue en Gaspésie, la participation a doublé. Les écoles ont travaillé avec les élèves pour qu'ils y participent sur une base volontaire, ce qui ne se fait pas habituellement.

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