Contrôle du nerprun bourdaine : un combat de longue haleine

Une trentaine de citoyens, dont plusieurs jeunes, ont... (photo fournie par Bernard Valiquette)

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Une trentaine de citoyens, dont plusieurs jeunes, ont pris part lundi à une corvée pour arracher des nerpruns bourdaines au CINLB.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Contrôler le nerprun bourdaine au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin nécessitera des années de labeur pour l'arracher et un suivi serré pour s'assurer que ses fruits et ses racines ne reprennent pas le terrain perdu. «Il faut penser à long terme; c'est un combat de très longue haleine, un combat qui va être perpétuel», estime Mario Fortin, directeur général du CINLB.

Les travaux pour arracher cette espèce envahissante se poursuivent au CINLB. La section boisée derrière le pavillon d'accueil continue d'être nettoyée de ces plantes envahissantes. Le nombre de nerpruns enlevés est tellement élevé que le paysage a été complètement transformé. La densité du boisé a été réduite de près de 90%. Une plantation d'essences indigènes, comme des érables et des chênes, est prévue dans les prochaines semaines, a indiqué M. Fortin. «On va planter aussi au printemps et chaque fois que nous allons nettoyer un secteur.»

Lundi, le CINLB a eu un coup de main de la part d'une trentaine de citoyens. La corvée citoyenne, organisée par la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska, a permis d'arracher des centaines de nerpruns bourdaines le long des sentiers. Des milliers de petites pousses de cette espèce ont également été arrachées.

Ce type d'activité citoyenne sera répété maintes fois dans les prochaines années, assure M. Fortin. «C'est une très belle collaboration que les gens peuvent faire. En plus, ça les sensibilise aux problèmes que causent les nerpruns. S'ils en ont sur leur terrain, ils savent maintenant qu'ils doivent les enlever.»

L'appel populaire se fera entendre dès le printemps. «Dès que les arbres commenceront à avoir leurs feuilles, quand on sera capables de bien identifier les différentes essences, on va se mettre à arracher les nerpruns», a dit M. Fortin.

La somme du travail accompli en début de semaine par les bénévoles est minime lorsqu'on la compare à l'étendue des 450 hectares qui composent le CINLB. Des nerpruns bourdaines poussent en effet dans plusieurs secteurs du centre, confirme M. Fortin. D'où les actions répétitives et à long terme, a-t-il dit. «Chaque petit bout qu'on nettoie va compter. Il s'agit de ne pas lâcher», dit-il.

Corvée des jeunes

Les prochaines invitations pour prendre part à la lutte contre les nerpruns seront aussi lancées aux jeunes des écoles de la région. À l'initiative de la Fondation SÉTHY, une vingtaine de jeunes de premier secondaire du Collège Mont-Sacré-Coeur ont mis la main à la pâte. Ils ont arraché des nerpruns bourdaines dans le boisé de la Ferme Héritage Miner.

«On a commencé par cette activité parce qu'elle était criante d'actualité», note Bernard Valiquette, chargé de projets à l'organisme.

Au terme de l'élimination des nerpruns, les jeunes ont planté des arbustes indigènes, dont des viornes, des amélanchiers, des sureaux. Ces arbustes ont été produits à la pépinière de la Coalition du pacte rural de Saint-Joachim.

La Fondation souhaite mettre sur pied un projet-pilote d'actions environnementales et communautaires destiné aux écoles de la commission scolaire du Val-des-Cerfs. «Les jeunes pourraient faire des gestes d'écocitoyenneté en intervenant sur des terrains près de leur école. Ça serait un travail récurrent pour améliorer la biodiversité de ces milieux», explique M. Valiquette.

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