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Sécuriser l'intersection Pierre-Laporte et Robitaille pour éviter de nouvelles pertes humaines

L'accident, qui a coûté la vie à quatre... (photo Maxime Sauvage)

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L'accident, qui a coûté la vie à quatre personnes et blessé trois autres, avait défrayé les manchettes à l'époque.

photo Maxime Sauvage

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Comme chaque fois qu'il apprend qu'un accident a eu lieu à l'angle du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille, Guy Robert a pensé à son cousin Yvon Tétreault, la semaine dernière. Celui-ci a tragiquement perdu la vie à cette même intersection il y a 31 ans, dans un accident qui avait coûté la vie à trois autres personnes. Le Granbyen espère qu'il ne faudra pas encore mort d'homme pour qu'un aménagement sécuritaire voie enfin le jour.

M. Robert se souviendra toujours du 12 juillet 1983. «C'est mon ami qui m'a appelé. Il m'a dit: "Yvon a eu un accident pis il est mort"», a raconté le sexagénaire, rencontré sur place lundi.

M. Tétreault, alors âgé de 25 ans, circulait en direction nord sur le boulevard Pierre-Laporte avec deux autres motocyclistes quand une Camaro arrivant en sens inverse les a emboutis en tentant un virage à gauche. «Mon cousin a coupé à droite pour tenter d'éviter la voiture, mais il était trop tard. Avec le coup, la Camaro s'est tassée directement sur lui», relate M. Robert.

La perte de son proche a été difficile à accepter. «Mon cousin, c'était plus qu'un cousin. On était tout le temps ensemble, on faisait de la moto. C'est comme si quelque chose venait de partir, comme ça, dit-il en claquant des doigts. Tu attends toujours la confirmation [qu'il est bel et bien mort], car tu n'y crois pas.»

Rien n'a changé

Malgré quatre décès et trois blessés, les services policiers avaient jugé à l'époque qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner l'installation de feux de circulation à cette intersection. Depuis, plusieurs autres accidents s'y sont produits, le plus récent ayant eu lieu mercredi dernier.

Bien que ceux-ci aient été moins graves que celui qui a emporté son cousin, Guy Robert juge que le secteur est beaucoup plus dangereux qu'auparavant et qu'une intervention est nécessaire. «Avant, c'était juste du champ ici, affirme-t-il. Maintenant, ça s'est construit, il y a une école et il y a beaucoup plus de monde qui passe par ici qu'il y a trente ans. Qu'est-ce que ça prendrait pour qu'ils changent quelque chose?»

La Ville a de nombreuses fois réclamé du ministère des Transports qu'une solution soit apportée pour sécuriser l'endroit. Dans l'édition de La Voix de l'Est de samedi, on apprenait que le MTQ serait en accord avec le projet d'aménagement d'un carrefour giratoire, mais qu'il ne verserait pas un sou à Granby.

M. Robert ne s'explique pas cette attitude, alors que la sécurité des automobilistes est en jeu. «Ce n'est pas nécessairement une solution à six millions qu'il faut, argumente le Granbyen. Ça ne pourrait être qu'un quatre stops ou une lumière. On dirait que les gens ne regardent pas le danger, qu'ils n'arrivent pas à évaluer la vitesse des autres avant de tourner. Chaque fois, je me demande comment ça, le conducteur n'a pas vu l'autre; il s'en vient en face.»

«On semble toujours attendre qu'il se produise quelque chose avant de corriger une situation, poursuit le retraité. C'est sûr que quand il y a des morts, ça frappe plus.»

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