Réforme nationale de l'accès internet: les maires de la Haute-Yamaska inquiets

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Au nom de la MRC, le préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, demande à Industrie Canada de tenir compte de la réalité de la région en matière d'accès à internet haute vitesse.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Les maires de la Haute-Yamaska craignent que des changements envisagés par Industrie Canada viennent mettre en péril les acquis de citoyens en milieu rural en matière de connexion internet.

Le ministère fédéral souhaite en effet modifier sa politique au sujet de la bande passante à 3500 mégahertz qui dessert présentement le pays et mettre en place un nouveau processus de délivrance des licences en zones rurales. Pour ce faire, le territoire serait notamment scindé en deux zones distinctes: urbaine et rurale. Or, dans sa classification proposée, le Ministère considère toute la région de Granby comme une zone urbaine regroupant 86 541 habitants, bien qu'elle compte plusieurs petites municipalités rurales.

On sait que des municipalités comme Sainte-Cécile-de-Milton, Shefford et Roxton Pond peinent déjà à obtenir un accès internet à haute vitesse pour l'ensemble de leurs citoyens. Les nouvelles règles d'Industrie Canada pourraient venir compliquer encore plus la situation, car certains fournisseurs n'auraient plus le droit de les desservir.

Dans son argumentaire hautement technique, Industrie Canada mentionne que «la réattribution fondamentale et la politique d'utilisation du spectre proposées ont pour effet d'équilibrer la demande de spectre mobile dans les zones urbaines et la demande de spectre fixe AFSF (accès fixe sans fil) dans les zones rurales en établissant une politique de différenciation géographique».

Consultation publique

Une consultation publique s'est tenue au sujet des modifications proposées, mais celle-ci prenait fin le 8 octobre, le jour même de la réunion du conseil des maires de la Haute-Yamaska. C'est donc en catastrophe que les maires ont convenu, en soirée, de transmettre par courriel une correspondance au Ministère pour lui demander de tenir compte des répercussions négatives potentielles de cette réforme sur le territoire de la Haute-Yamaska.

Dans cette lettre, le préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, rappelle qu'il subsiste des secteurs, principalement à Sainte-Cécile-de-Milton, Roxton Pond et Shefford, qui n'ont toujours pas accès à internet haute vitesse. On estime à 740 le nombre de résidences qui en sont privées. M. Russell fait également remarquer que certaines zones sont desservies uniquement par un service basé sur la bande 3500 MHz, en citant en exemple la firme Xplornet.

En voulant retirer la bande 3500 MHz en zone urbaine - dont font partie les municipalités mentionnées plus haut, selon les nouvelles normes d'Industrie Canada -, cela ferait perdre à quelque 600 abonnés leur seul accès internet haute vitesse, un service maintenant jugé essentiel pour le développement de la région, argue le préfet. «Nous devons conclure que cette proposition constitue inévitablement un pas en arrière pour les citoyens en milieu rural de la Haute-Yamaska», écrit-il.

Ce dernier, au nom de la MRC, invite Industrie Canada à trouver une solution qui permettra à ceux qui possèdent la couverture internet de la conserver et qui offrira la possibilité à des compétiteurs d'augmenter leur offre auprès des citoyens non desservis.

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