Intersection Pierre-Laporte et Robitaille: feu jaune à un carrefour giratoire

Bien que le pire ait été évité, la... (photo archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Bien que le pire ait été évité, la collision survenue mercredi matin a rappelé l'urgence de sécuriser l'intersection du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille.

photo archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Bien que le pire ait été évité, la collision survenue mercredi matin a rappelé l'urgence de sécuriser l'intersection du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Robitaille. Or, même s'il semble favorable à ce qu'un carrefour giratoire se concrétise, le ministère des Transports n'a pas l'intention d'investir un sou dans le projet de plusieurs millions de dollars que réclame la Ville de Granby depuis des années.

Rappelons qu'à la suite de l'accident, La Voix de l'Est a contacté la Direction de l'Est de la Montérégie du ministère des Transports afin de savoir où en étaient les pourparlers entre Granby et Québec pour le réaménagement de l'intersection réputée dangereuse. Une réponse nous est parvenue jeudi.

On y apprend que le 31 juillet dernier, le ministère avait fait acheminer des recommandations à Granby à propos d'une étude comparative sur des concepts d'aménagement envisagés. Ladite étude, qui lui avait été soumise le 3 juillet dernier et qui n'est pas publique, propose l'installation d'un feu de circulation ou la construction d'un carrefour giratoire.

C'est cette dernière option qui semble favorisée, a fait savoir la porte-parole Stéphanie Langelier, ajoutant que le MTQ «maintient des discussions régulières avec la Ville de Granby». «Mais avant tout, le ministère souhaite s'assurer que les normes de sécurité routière soient respectées et que la fonctionnalité du boulevard Pierre-Laporte soit maintenue», ajoute-t-elle.

Dans tous les cas, Québec ne compte pas financer l'option qui sera retenue, a également précisé Mme Langelier. «L'intervention vise à permettre un important développement immobilier. Pour cette raison, les frais de cet aménagement devront être assumés par la Ville de Granby. Les travaux seraient réalisés par la Ville», explique-t-elle.

Une information que confirme le directeur général de Granby, Michel Pinault, qui chiffre à six millions de dollars le coût du projet. «Actuellement, le ministère analyse différents concepts et nous confirmera le concept final, dit-il. Ils sont d'accord à ce qu'il y ait intervention, mais disent qu'il n'y a pas d'argent à mettre, malgré les efforts qu'on a faits pour démontrer la nécessité de réaménager l'intersection.»

Tournure politique

À Granby, on estime que le boulevard Pierre-Laporte étant une route provinciale, Québec doit nécessairement faire sa juste part. «On comprend que [le gouvernement] n'a pas à tout payer, mais il doit participer au financement, clame M. Pinault. On est d'accord que l'intersection est plus fréquentée à cause du développement qu'il y a autour, mais ça demeure une route du ministère et c'est à lui de voir à la mise à jour de son réseau routier.»

Selon le directeur général, le dossier devra prendre plus d'ampleur au niveau politique, «car du côté administratif, on a utilisé tous nos moyens». «Ça fait des années, même des décennies qu'on demande une intervention. On a déjà bien démontré la nécessité de réaliser des travaux», poursuit-il.

Un développement qui profite à Québec

D'ailleurs, le maire Pascal Bonin et le député de Granby, François Bonnardel, n'entendent pas accepter la réponse du ministère sans broncher. «Je n'accepte pas cette réponse», ont-ils tous deux déclaré en entrevue avec La Voix de l'Est.

À leurs yeux, le ministère ne peut se défaire de sa responsabilité en prétextant le développement de la ville autour de l'école Eurêka. «Oui, il y a un développement résidentiel et commercial qui se fait. Ils ont quand même bien accepté qu'on y bâtisse une école, illustre le maire Bonin. Mais est-ce que ce développement ne rapporte rien à Québec? Avec toutes les taxes que les nouveaux résidants de ce quartier vont payer? On ne peut pas s'en laver les mains comme ça.»

M. Bonnardel abonde en ce sens. «Québec est prêt à offrir une subvention en vertu du programme Vélos, qui financerait la construction d'un tunnel cyclable souterrain. Il y a des sous pour les vélos, mais pas assez pour le projet, grogne-t-il. On n'a pas à absorber tous les coûts du carrefour giratoire, car notre développement va bien.»

Un enjeu de sécurité

Le caquiste compte bien porter ce dossier à bout de bras afin que le carrefour giratoire finisse par voir le jour. «C'est un dossier de longue haleine. On parle de ce problème de sécurité depuis longtemps et il devient de plus en plus important, affirme-t-il. On a répertorié une liste de tous les accidents, mais comme ils ne sont pas majeurs, on nous a dit que ce n'était pas pressant, que ce n'est pas si grave que ça.»

L'élu dit avoir rencontré le ministère des Transports à ce sujet au début de l'été. Il compte accentuer la pression directement auprès du ministre des Transports Robert Poëti. «Je vais devoir intervenir plus fortement, mais je vais revenir à la charge», promet-il.

Selon le directeur général de Granby, Michel Pinault, le dossier devra prendre plus d'ampleur au niveau politique, «car du côté administratif, on a utilisé tous nos moyens».

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer