Opération nids de poule!

Le maire Pascal Bonin fonde beaucoup d'espoir sur... (photo Alain Dion)

Agrandir

Le maire Pascal Bonin fonde beaucoup d'espoir sur le rapiéçage mécanisé. Un budget supplémentaire de 300 000$ a ainsi été dégagé à cette fin en début de semaine, lors de la dernière séance du conseil. Hier, les employés des travaux publics s'affairaient sur la rue Cowie.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les nids de poule devraient être moins nombreux au printemps dans les rues les plus fréquentées de Granby. Une importante opération de rapiéçage mécanisé a été mise en oeuvre au cours des dernières semaines dans les principales artères et collectrices de la ville pour freiner la multiplication des trous dans la chaussée.

Le rapiéçage mécanisé - une technique peu utilisée au cours des dernières années - diffère du resurfaçage, a expliqué le directeur des travaux publics, Sylvain Flibotte.

«Le rapiéçage mécanisé vise à sceller le pavage pour arrêter la formation des nids de poule. Une mince couche d'asphalte (d'une épaisseur d'un demi à trois quarts de pouce) est appliquée là où il y a un fort débit de circulation. C'est la meilleure solution pour empêcher l'eau de rentrer», précise M. Flibotte. Les nids de poule se forment, en période de gel et de dégel, lorsque l'eau s'infiltre sous la chaussée.

Autre caractéristique du rapiéçage mécanisé: l'asphalte est appliqué principalement sur les surfaces de roulement, où les fissures sont plus nombreuses. Ce qui explique que certains automobilistes auront par exemple remarqué que la ligne centrale de la chaussée, rue Denison Ouest, est demeurée intouchée. Même chose pour les espaces de stationnement en bordure du boulevard Leclerc.

A contrario, le resurfaçage des rues se traduit par l'application d'une couche d'asphalte d'une épaisseur d'environ «un pouce et demi», selon Sylvain Flibotte. Et cela, d'un côté à l'autre de la rue.

Avantages

Le directeur des travaux publics affirme avoir déjà fait un test de rapiéçage mécanisé boulevard Fortin. «Ça avait duré deux ans», affirme-t-il.

La technique comporte par ailleurs d'autres avantages. L'uniformité de la nouvelle couche d'asphalte permettra de mieux déneiger la chaussée et, par conséquent, de limiter l'application d'abrasifs.

«Si on voulait venir à bout des nids de poule, il fallait donner un coup», affirme Sylvain Flibotte. Selon lui, les coûts d'application des deux techniques sont similaires, le rapiéçage mécanisé permet toutefois de couvrir une plus longue distance.

Au cours des dernières semaines, des segments des boulevards Leclerc et Industriel, de même que des rues Simonds Sud, Denison Ouest, Principale, Saint-Jude, Le Corbusier et du 9e rang Ouest notamment ont été retouchés. Un budget de 500 000$ y a été consacré.

Budget supplémentaire

Le maire Pascal Bonin fonde beaucoup d'espoir sur le rapiéçage mécanisé. Un budget supplémentaire de 300 000$ a ainsi été dégagé à cette fin en début de semaine, lors de la dernière séance du conseil. Les rues Cowie, Évangéline, Boivin et Saint-Jude ont été ciblées.

Les travaux pourront être réalisés, d'ici la fermeture des usines d'asphalte, si la température au sol se maintient au-dessus de 10 degrés, note Sylvain Flibotte.

Pascal Bonin dit avoir eu vent de cette technique, utilisée notamment par la ville de Québec, lors d'un congrès de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). «Au printemps, ça nous permettra de faire autre chose que de reboucher des trous dans les rues», dit-il.

Le maire dit par ailleurs être satisfait du travail réalisé. «L'équipe va bien. Ça avance vite. Et l'argent qui est investi, on n'aura pas à le mettre dans l'asphalte froid, dont l'adhérence n'est pas très bonne», fait-il valoir.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer