Chemin Dumoulin à Saint-Armand: de l'E. coli dans la source d'eau

La compagnie Omya a décidé d'enterrer la source... (photo fournie par Robert Galbraith)

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La compagnie Omya a décidé d'enterrer la source d'eau qui se trouvait sur son terrain.

photo fournie par Robert Galbraith

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Saint-Armand) Des traces d'E. coli ont été découvertes dans la source d'eau du chemin Dumoulin à Saint-Armand. C'est ce qui a mené à la décision du propriétaire du terrain d'enterrer la source où des résidants du secteur s'approvisionnaient depuis des décennies.

Des analyses d'échantillon d'eau ont révélé la présence d'E. coli le 9 septembre 2013 ainsi que le 28 juillet dernier, confirme Renée Plamondon, directrice adjointe au Centre de contrôle environnemental du Québec du ministère de l'Environnement. Elle n'a pu dire quelle était la provenance de ces bactéries. La contamination pourrait provenir d'eau de surface, selon elle.

Des tests d'eau étaient menés deux fois par mois depuis le mois d'avril 2013, soit depuis que le ministère de l'Environnement a avisé la compagnie Omya, propriétaire du terrain, de son obligation de se conformer à la réglementation sur l'eau potable. L'entreprise, qui exploite une carrière sur le terrain en question, devait dès lors s'assurer que l'eau était potable.

À la suite du premier résultat d'E. coli, un avis a été affiché à l'endroit où les gens venaient remplir des bouteilles d'eau les informant de la contamination à l'E. coli et de la nécessité de faire bouillir l'eau avant de la consommer.

Cet été, la compagnie Omya, indique Mme Plamondon, a entrepris des discussions avec la municipalité de Saint-Armand pour qu'elle prenne la responsabilité de la source d'eau. La municipalité a décliné l'offre.

Lorsque l'E. coli a été découvert dans un deuxième test, le ministère de l'Environnement a demandé à Omya d'installer un système de filtration afin que l'eau respecte les normes en vigueur. L'entreprise a choisi d'enterrer la source. « Ils n'ont pas voulu courir le risque », a dit la semaine dernière le maire de Saint-Armand, Réal Pelletier.

Le dynamitage soupçonné

Robert Galbraith s'interroge sur l'origine de la contamination. Résidant du secteur depuis plusieurs années, il est persuadé que l'eau provient de la nappe phréatique. Il soupçonne que le dynamitage dans la carrière a mené à la contamination de l'eau souterraine. « Il n'y a aucun troupeau d'animaux dans le coin. Je pense que c'est une fracturation du roc qui s'est rendue jusqu'à la nappe phréatique et qui l'a contaminée. »

Le journaliste pigiste peine à comprendre que le ministère de l'Environnement ne s'est intéressé à cette source d'eau que récemment. « Les gens utilisent cette source depuis des dizaines et des dizaines d'années. C'est un lieu populaire pour venir chercher de l'eau potable. Depuis combien de temps est-elle polluée? C'est une question de santé publique. »

Aucun cas de personnes malades suite à la consommation de l'eau de ce puits n'a été porté à l'attention du Ministère, a dit Mme Plamondon.

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