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Happé par un véhicule, on lui remet une contravention un mois plus tard: un Granbyen crie à l'injustice

Sans égard au montant qu'on lui réclame, Rosaire... (photo Maxime Sauvage)

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Sans égard au montant qu'on lui réclame, Rosaire Beauregard considère que la contravention est cher payée, compte tenu de la perte de jouissance de la vie qu'il a subie depuis son accident.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Rosaire Beauregard se dit « amer ». Près d'un mois après avoir été happé par un véhicule tout près de chez lui, le Granbyen a reçu une contravention le déclarant responsable de la collision qu'il jure ne pas avoir provoquée.

Jeudi dernier, un policier s'est présenté au domicile du sexagénaire. Le même agent lui avait porté assistance le 8 septembre dernier, quand il s'était fait renverser par une voiture, à l'angle des rues Laval Sud et Saint-Jacques, une intersection qu'il a dû traverser « au moins 2500 fois » depuis les quelques années qu'il habite le quartier.

L'agent de la paix lui a remis une contravention d'un montant de 42 $, lui indiquant également qu'il écopait de trois points d'inaptitude, l'enquête ayant déterminé qu'il n'avait pas respecté son arrêt obligatoire au moment de traverser la rue.

Affront

Un affront aux yeux de M. Beauregard, qui porte encore les séquelles de l'accident.

Hormis une fracture à la main droite, plâtrée pour encore une dizaine de jours au minimum, M. Beauregard a subi une commotion cérébrale. Il a encore des moments d'étourdissement, trois points de suture au front, de même que plusieurs ecchymoses et éraflures sur le côté droit de son corps.

Sans égard au montant qu'on lui réclame, le cycliste considère que la contravention est chère payée, compte tenu de la perte de jouissance de la vie qu'il a subie depuis cinq semaines.

« Ça a frappé fort, pis vite. J'ai vu l'auto arriver en surprise. Je me souviens du windshield et d'avoir revolé dans la rue. J'étais assommé [...] J'ai perdu l'usage de ma main droite depuis le 8 septembre, et je suis droitier. Je suis incapable d'ouvrir une boîte de conserve ou même de beurrer une toast », déplore ce menuisier retraité, qui clame son innocence.

« Je ne suis pas coupable. Je n'ai frappé personne; c'est moi qui me suis fait frapper. Et c'est moi qui écope d'un ticket! Je ne pense pas que je méritais ça », poursuit l'homme, convaincu de la culpabilité de l'automobiliste impliquée, une octogénaire.

Selon lui, seul le témoignage de celle-ci a été recueilli par les policiers pour en venir à la conclusion qu'on connaît. Le rapport de police ne fait d'ailleurs mention d'aucun autre témoin.

M. Beauregard jure solennellement que jamais un policier ne lui a demandé sa version des faits. « Je n'ai jamais été questionné, et si c'est arrivé dans la rue, après l'accident, je n'étais clairement pas en état pour répondre », allègue celui qui dit ne rien avoir contre les policiers.

« Le ticket, c'est pour ne pas avoir respecté un arrêt, renchérit l'accidenté. Mais personne ne m'a vu ne pas faire mon stop [...] Personne d'autre n'a vu ce qui s'est passé au moment de l'impact et elle, elle ne m'a pas vu. Elle a menti pour ne pas perdre son permis. »

Rosaire Beauregard compte bien contester la contravention reçue. « Je ne suis pas coupable, mais j'ai quand même le trouble de devoir faire les démarches », dit-il.

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