Programme d'éducation internationale: une classe à part

Xavier Lapointe avait déjà signifié son intérêt pour... (photo Maxime Sauvage)

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Xavier Lapointe avait déjà signifié son intérêt pour le PÉI à sa mère, Geneviève Barbeaux, l'an dernier.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Ne va pas au PÉI qui veut. Ça prend de la rigueur, l'amour des études, de bonnes notes et l'argent des parents. Les écoles secondaires l'Envolée et Joseph-Hermas-Leclerc ont ouvert leurs portes hier aux parents et aux élèves de sixième année du primaire pour leur en apprendre plus sur le programme d'éducation internationale (PÉI), offert dans ces établissements scolaires depuis 2006.

La facture est élevée pour les parents d'un élève étudiant au PÉI de la première jusqu'à la cinquième année du secondaire. S'il ne se prive pas dans les voyages organisés par l'école, il en coûtera plus de 7500$ pour l'ensemble des études secondaires. Toutefois, les parents rencontrés durant les portes ouvertes ne sont pas préoccupés par ces coûts.

Roxanne Lanctot, mère monoparentale, ne pouvait pas se permettre d'offrir des études dans une école privée à son fils Alexis Vallerant. Le PÉI est une bonne alternative selon elle. «Je trouve ça raisonnable», a-t-elle indiqué après la présentation aux visiteurs.

«Tout de suite, au début, on a vu les montants qu'ils demandent et ça semble quand même raisonnable, commente pour sa part Geneviève Barbeaux. C'est sûr qu'il y a le diplôme international qui est 500$, ça je trouve que c'est un gros frais, mais je pense que ça peut être un plus pour le futur pour les emplois. Ça démontre la ténacité des enfants et la preuve de leur engagement. C'est quand même bien.»

Un investissement sur l'avenir

En effet, les élèves du PÉI ne chôment pas durant leurs études. En plus du temps consacré aux devoirs à la maison, estimé ente 30 minutes et une heure par soir selon d'anciens élèves, les adolescents du programme s'investissent en donnant de leur temps et en apprenant à s'organiser, à être tenaces et rigoureux. Sans oublier les valeurs véhiculées durant les cinq années. Les heures de bénévolat les ouvrent sur le monde et la communauté, selon le personnel de l'école. D'autant plus que la charge de travail est considérablement élevée, ce qui aide à la transition vers le cégep.

Les élèves ont tout le loisir de profiter d'atouts dont ne peut bénéficier un adolescent inscrit dans un programme régulier.

Selon Olivier Duhamel, qui se dirige vers un programme en génie, la différence est palpable entre les anciens du PÉI et ceux des cours réguliers, notamment dans la structure de travail et l'organisation de leur emploi du temps. Mais ce n'est pas la seule chose qui attire les jeunes.

«J'aime les voyages, ça l'air le fun, confie Xavier Lapointe, 11 ans, le fils de Geneviève Barbeaux. J'aime l'école et quand on a beaucoup de travaux, ça me motive.»

«Xavier est un enfant qui adore apprendre et je pense qu'au PÉI, il va aller chercher ce plus là au niveau des connaissances, de l'apprentissage», ajoute sa mère.

Pour Alexis Vallerant, apprendre l'espagnol, une langue enseignée dès la deuxième année du secondaire, est un élément de motivation, en plus de la possibilité d'obtenir de bonnes notes pour cheminer dans le monde du football universitaire ou de la massothérapie sportive. C'est d'ailleurs Alexis qui a demandé à intégrer ce programme.

«Ça lui permet de faire de gros efforts dans ses notes parce qu'il veut jouer pour le Vert et Or, remarque sa mère, Mme Lanctot. Ce que j'aime beaucoup de ça, c'est que c'est très encadré et, des fois, c'est pas toujours facile pour les jeunes hommes d'être encadrés à l'école. C'est un programme où tu ne peux pas déraper. Ils les poussent vers quelque chose, ils ont un but au lieu d'être laissés aller sur l'heure du dîner.»

Voulant devenir vétérinaire ou zoologue, la jeune Maya Guadarrama Gagnon s'assure de profiter d'un programme enrichi qui pourra la mener vers les sciences au cégep.

En général, les classes sont composées d'un tiers de garçons. «Depuis qu'on a parti un programme intersport, on est allés chercher quand même plusieurs garçons qui ont de l'intérêt et qui ont le goût de bouger, parce que nous, on veut absolument développer des enfants avec un profil équilibré», note Martin Nadeau, coordonnateur du PÉI.

Un programme encadré

Le PÉI lui-même doit passer le test. Afin de pouvoir octroyer le baccalauréat international (BI), l'Envolée, qui offre le premier cycle, et J-H-Leclerc, qui assure le deuxième cycle, doivent se conformer à plusieurs normes, comme les cours enrichis et l'enseignement de l'espagnol. Des frais sont engagés, inclus dans l'inscription des élèves, pour former les enseignants, par exemple.

Des évaluations sont par ailleurs prévues à l'occasion dans les écoles des 134 pays reconnus, dispensant le programme. Trois évaluateurs visiteront les deux écoles de Granby en novembre. M. Nadeau s'y prépare avec une certaine nervosité. «On doit remplir les standards internationaux. Étant moi-même évaluateur, j'ai une bonne idée de ce qui s'en vient et comment ils vont venir nous chercher. J'ai confiance. Je suis convaincu que c'est le programme le plus dynamique qu'il y a.»

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