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Futur complexe aquatique

Pourparlers entre la ville et Cresswell

L'usine des Industries Cresswell est à un jet... (Photo Alain Dion)

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L'usine des Industries Cresswell est à un jet de pierre du centre sportif Léonard-Grondin.

Photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La future piscine municipale de la Ville de Granby pourrait s'élever sur le site actuel des Industries Cresswell, rue Léon-Harmel, à deux pas du centre sportif Léonard-Grondin. Des pourparlers sont en cours entre les deux parties pour conclure une entente. Et les démarches seraient assez avancées, a apprs La Voix de l'Est en exclusivité.

Difficile toutefois d'obtenir des informations sur cette importante transaction. Ni le maire de Granby, Pascal Bonin, ni le directeur général de l'usine, Luc Lessard, n'ont voulu émettre de commentaires hier.

Selon les informations obtenues de source sûre, la Ville se porterait acquéreuse de la vaste usine pour la démolir et y implanter un complexe aquatique. Dans la foulée, une opération de décontamination du sol serait nécessaire.

Selon le rôle d'évaluation municipal, la valeur des installations de Cresswell, sises sur un terrain de 24 470 mètres carrés (263 392 pieds carrés), est de 938 500$, dont 195 500$ pour le terrain et 743 000$ pour le bâtiment.

Détail important: l'entreprise, qui longe la rue Léon-Harmel entre les rues Saint-Urbain et Picard depuis 1951, est toujours en activité. Elle est spécialisée dans la transformation de l'acier.

Cette transaction ne signifierait toutefois pas la fermeture de Cresswell à Granby. L'entreprise a une autre usine au 424, rue Saint-Vallier. Il serait donc envisagé d'y transférer les employés de la rue Léon-Harmel et d'y agrandir les lieux, toujours selon ce que La Voix de l'Est a appris. Cresswell emploie 90 personnes, selon le bottin des entreprises de Granby Industriel.

Quadrilatère sportif

Si ce projet devait se concrétiser et si la piscine devait effectivement être implantée à cet endroit, plusieurs infrastructures sportives majeures à Granby - le centre sportif Léonard Grondin, le parc Dubuc, le stade Napoléon-Fontaine et le parc Jean-Yves-Phaneuf - seraient dorénavant concentrées dans le même quadrilatère, à l'instar d'autres municipalités québécoises.

Une question demeure toutefois entière pour l'instant: quels seraient les coûts d'un tel projet? Assurément quelques dizaines de millions de dollars, si l'on se fie à l'exemple des villes de Drummondville et de Saint-Hyacinthe qui ont construit de nouveaux complexes aquatiques au cours des dernières années.

À Drummondville, la nouvelle piscine est attenante à un complexe sportif, près du Village québécois d'antan. La facture du bassin aquatique s'est élevée à 14,5 millions$. À Saint-Hyacinthe également, le nouveau centre aquatique Desjardins est situé à proximité d'autres infrastructures sportives. Le projet a engendré des coûts de 20 millions$. Les deux municipalités ont bénéficié de subventions.

Si l'acquisition de l'usine des Industries Cresswell va de l'avant, il faudra ajouter les coûts d'achat, de démolition et de décontamination du site au projet granbyen.

La piscine Miner désuète

Le maire Bonin avait révélé en mars dernier que l'administration municipale envisage la construction d'une nouvelle piscine publique. Le projet est devenu prioritaire - au détriment de la bibliothèque - après qu'une étude préliminaire de mise à niveau ait conclu que les installations actuelles ne sont plus adéquates et présentent plusieurs déficiences.

Pour l'heure, la piscine répond aux besoins. Mais la liste des problèmes du bâtiment de l'avenue du Parc, construit en 1970, est longue, avait affirmé le maire. Ce dernier avait avoué du même souffle ne pas être chaud à l'idée de rénover la piscine Miner. «J'aimerais essayer d'éviter une coupure de services. Et, sans vouloir faire de jeux de mots, investir dans la piscine actuelle serait jeter de l'argent à l'eau», avait-il dit.

Différents scénarios ont été étudiés au cours des derniers mois pour la construction du futur bassin aquatique. L'un de ceux-là envoyait la piscine près de l'école secondaire J.-H.-Leclerc. La commission scolaire du Val-des-Cerfs avait confirmé en avril dernier étudier la faisabilité d'un partenariat avec la Ville de Granby. Visiblement, un autre projet a fait son chemin.

Qu'arrivera-t-il avec la piscine Miner, une fois le nouveau complexe aquatique construit? Qui sait, les installations actuelles pourraient être démolies afin d'accueillir une nouvelle bibliothèque. L'option a été étudiée par les élus. Et le maire n'a pas fermé la porte. «Le parc Miner est une belle opportunité pour la bibliothèque. Mais est-ce que c'est celle-là qui est priorisée? La réponse est non parce que, pour le moment, c'est plutôt la piscine qu'on va faire», a-t-il déclaré le printemps dernier.

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