Steven Guilbeault met la région en garde contre les sables bitumineux

Comme les comités environnement de la région, Steven... (photo Alain Dion)

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Comme les comités environnement de la région, Steven Guilbeault doute de la sincérité d'Enbridge quand elle dit que son projet d'inversion de l'oléoduc de Portland-Montreal Pipeline n'est plus en vigueur. L'oléoduc passe notamment par Saint-Césaire et Dunham.

photo Alain Dion

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Véronique Chagnon
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) «On n'est pas contre les sables bitumineux au comité environnement de Saint-Césaire. Mais ce qu'on demande, ce sont des études impartiales qui nous prouvent qu'il n'y a pas de risques pour la région», a lancé d'entrée de jeu Marie-Hélène Plante, du comité environnement, hier soir. C'est cependant bien un exposé en forme d'avertissement contre les sables bitumineux que sont venus livrer Steven Guilbeault et l'équipe d'Équiterre hier soir à l'hôtel de ville de Saint-Césaire.

Depuis la surconsommation d'eau aux importantes émissions de gaz à effet de serre, en passant par les faibles retombées pour le Québec, Steven Guilbeault a livré devant une audience captivée un plaidoyer pour la réduction de la dépendance au pétrole. «Pendant que nos entreprises ici au Québec ont fait des efforts considérables et ont atteint les cibles de réduction des gaz à effet de serre du protocole de Kyoto, les compagnies de sables bitumineux sont responsables de la moitié de l'augmentation des émissions de tout le Canada», a-t-il lâché.

Conscient que la région est préoccupée par les projets de renversement d'oléoducs de la compagnie Enbridge, le porte-parole de l'importante ONG québécoise s'est arrêté dans le coin dans le cadre d'une tournée de séances d'information «sur l'arrivée des sables bitumineux au Québec», à laquelle participait également le comité environnement Saint-Césaire. Et il y avait du monde. Tellement, que le maire Guy Benjamin et le directeur général de la Ville Bertrand Déry ont dû transporter des chaises supplémentaires dans la salle.

C'est que la compagnie Enbridge, après avoir obtenu l'autorisation de renverser le flux d'un premier tronçon entre Sarnia et Westover (Ontario), a officiellement déposé en novembre dernier une demande auprès de l'Office national de l'énergie (ONÉ, un organisme fédéral), pour inverser la portion de son pipeline qui court de Westover à Montréal, portion qu'elle appelle laconiquement la «ligne 9b». Et les comités d'environnement des environs (Dunham, Potton, Saint-Césaire), s'inquiètent que la compagnie veuille ensuite utiliser l'oléoduc détenu par la compagnie Portland-Montreal Pipeline (PMP) - qui va de Montréal à Portland, au Maine, en passant dans la région - pour acheminer le pétrole sur la côte est américaine, d'autant plus que le trajet a longtemps été dans ses cartons sous le nom de «Trailbreaker».

Tous les détails dans notre édition de mardi

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