«Pas la peine de risquer sa vie pour jouer au big shot»

Le jeune miraculé a eu toute une surprise... (Photo Stéphanie Doré)

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Le jeune miraculé a eu toute une surprise quand son idole, le rappeur Sir Pathétik, lui a rendu visite à l'hôpital.

Photo Stéphanie Doré

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) «Stupide!» Voilà comment Stéphanie Doré décrit le jeu auquel s'est livré son fils, Marc-Antoine Paulin, avec deux amis le 11 juillet. La rigolade a vite tourné au drame quand l'adolescent de 13 ans s'est transformé en torche humaine après avoir été aspergé d'essence. La mère de trois garçons a décidé de sortir de l'ombre pour parler du calvaire que vit son fils - brûlé au troisième degré sur plus de la moitié de son corps - pour que les expériences à la Jackass cessent.

«Aujourd'hui, les jeunes sont déconnectés de la réalité. La vie, ce n'est pas comme dans un jeu vidéo, tu n'as pas de deuxième chance en pesant sur un bouton», illustre Stéphanie Doré. Tous les drames qui impliquent des enfants viennent ressasser les souvenirs qui la hantent et qu'elle tente de mettre derrière elle. «Il y a quelques jours, quand j'ai entendu parler du jeune de 12 ans qui a tué par accident son frère en tirant dessus avec une arme, ça m'a ébranlé, confie-t-elle. Ça aurait pu être mes deux fils. La vie de nos enfants ne tient qu'à un fil. Tout peut basculer du jour au lendemain. Tant que les gens n'ont pas vécu une épreuve aussi dure, ils pensent que ça arrive seulement aux autres.»

La Granbyenne est catégorique: certains types d'émissions sensationnalistes devraient être retirées des ondes. «Les émissions comme Jackass ne devraient pas exister. Il n'y a pas que ça qui entre en ligne de compte, mais c'est évident que la violence à la télé et les publicités spectaculaires influencent les jeunes. Quand ils regardent ce genre de choses, ils se croient invincibles. Ils ne sont pas conscients de la gravité de leurs gestes. C'est important d'agir et de mieux les encadrer», fait-elle valoir, faisant le parallèle avec sa propre jeunesse.

«Dans notre temps, on faisait des cabanes dans le bois. Aujourd'hui, il y a du car surfing, mettre le feu partout, la drogue, mais ce n'est pas assez. Ce n'est jamais assez. Les jeunes sont beaucoup trop faciles à influencer. C'est la réalité, et c'est bien triste.»

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