Le gouvernement Marois serait en effet sur le point d'adopter un nouveau règlement qui divise les résidences en deux catégories: autonomes ou semi-autonomes. Pour ne pas être considérées comme faisant partie de la catégorie semi-autonome - où les règles sont plus sévères et les coûts plus élevés - des résidences pour personnes âgées autonomes songeraient à sabrer les services d'assistance personnelle à leurs résidants, révélait La Presse dans son édition d'hier .
On sait que si le règlement est adopté par le gouvernement, ce type de soins personnels - comme aider à prendre un bain ou à enfiler des bas de soutien, moyennant certains frais - serait uniquement autorisé dans les résidences semi-autonomes.
Pour Luc Maurice, président fondateur du Groupe Maurice, qui possède le complexe Croisée de l'Est à Granby, la réglementation proposée manque de nuances. L'homme d'affaires, qui est aussi membre du conseil d'administration du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), est tout à fait d'accord avec la volonté de mieux protéger les gens âgés, mais «si on fait une loi qui ne tient pas compte de notre réalité, on se met les pieds dans les plats», dit-il.
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