Passeport vers Granby : Cuba permet depuis hier à ses ressortissants de voyager librement

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Des Cubains faisaient la queue, hier à La Havane, pour obtenir les nouveaux passeports.

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Véronique Chagnon
La Voix de l'Est

(Granby) José et Umberto* seront tous les deux bientôt papas, et bonne nouvelle pour ces deux Granbyens, ce sera plus facile pour leurs parents restés à Cuba de venir voir la bouille de bébé.

Dans la foulée des réformes mises en oeuvre par Raúl Castro depuis qu'il a remplacé en 2006 son frère à la tête du pays, les Cubains ont depuis hier le droit de voyager sans demander l'autorisation du pays, et sans être formellement invités par leur pays de destination. Alors que pour espérer passer quelques jours à l'étranger, les Cubains devaient auparavant, en plus de détenir un passeport, demander une «carte blanche» (ou une autorisation de sortie valide une seule fois) et avoir une lettre d'invitation formelle de la part d'une personne ou d'un organisme situé dans le pays de destination, ils ont aujourd'hui seulement besoin d'un passeport en règle. La durée de séjour autorisée avant d'être considéré comme un expatrié est aussi passée de 11 à 24 mois.

«C'est une très bonne chose, parce que c'était très compliqué d'envoyer chaque fois la lettre d'invitation. Ça coûtait beaucoup d'argent, et ça prenait beaucoup de temps. Un mois, parfois plus, seulement pour la lettre, raconte José, qui a notamment dû se farcir le processus pour faire venir ses parents. On devait aller au consulat à Montréal pour envoyer la lettre, et puis, comme mes parents n'habitent pas à La Havane, elle devait se rendre jusqu'au bureau régional à Cuba.»

La suppression de ces deux papiers obligatoires en apparence banals épargnera de longues et coûteuses étapes aux Cubains qui veulent prendre des vacances à l'étranger. Des étapes où, selon Umberto, la bureaucratie du pays communiste ajoutait chaque fois des jours et des dollars au traitement de la demande. «Avant, ça pouvait coûter en tout, je ne sais pas, peut-être 500$ pour compléter tout le processus, et ça pouvait prendre de trois à six mois, estime Umberto. Parfois, ils perdent les documents, et on doit recommencer.»

Tous les détails dans notre édition de mardi

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