Lac-Brome et Sutton limitées au français?

Lac-Brome, tout comme Sutton, fait partie de la... (photo Alain Dion)

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Lac-Brome, tout comme Sutton, fait partie de la liste des 84 municipalités qui, lors de l'adoption de la Charte il y a 35 ans, s'étaient fait reconnaître le droit de communiquer spontanément avec leurs citoyens en anglais, puisqu'elles étaient composées au moins à moitié d'anglophones.

photo Alain Dion

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Véronique Chagnon
La Voix de l'Est

(Brome-Missisquoi) «Bienvenue à la Ville de Lac-Brome, welcome to the Town of Brome Lake, to continue in english, press 9.» C'est le message d'accueil que la Ville offre à ses 5609habitants, dont 47% ont déclaré avoir l'anglais comme langue maternelle lors du recensement de 2011. Or, si le projet de loi 14 - qui modifie certaines dispositions de la Charte de la langue française - est adopté tel quel par l'Assemblée nationale lors de la prochaine session parlementaire, elle devra revoir sa présentation.

Lac-Brome, tout comme Sutton, fait partie de la liste des 84 municipalités qui, lors de l'adoption de la Charte il y a 35 ans, s'étaient fait reconnaître le droit de communiquer spontanément avec leurs citoyens en anglais, puisqu'elles étaient composées au moins à moitié d'anglophones. L'article 12 du projet de loi 14 prévoit que l'Office québécois de la langue française (OQLF) vérifie tous les dix ans dans ces municipalités si la proportion de citoyens dont la langue maternelle est l'anglais est passée sous la barre des 50% et, le cas échéant, évalue la pertinence de maintenir le statut privilégié de la ville.

«À première vue, si ça changeait, je vous dirais que le réflexe de l'administration, ce serait d'être délinquant», lance le maire de Lac-Brome Gilles Decelles, visiblement irrité. Pour le moment, l'administration traduit systématiquement tous les procès-verbaux des séances du conseil, les règlements et les communications de la Ville, entre autres. «La Charte n'interdit pas aux municipalités qui ne sont pas reconnues de s'adresser aux citoyens en anglais. La seule chose, c'est qu'elles ne peuvent pas publier spontanément dans les deux langues, sinon ça n'irait pas dans le sens de reconnaître que la langue officielle du Québec, c'est le français», explique Martin Bilodeau, porte-parole de l'OQLF.

Si Lac-Brome perdait son statut, elle devrait maintenant publier tous les documents en français, et pourrait avoir une copie traduite à remettre aux citoyens anglophones qui en font la demande. «Si ça se fait à la pièce, ça sera beaucoup trop lourd pour l'administration de fournir les documents chaque fois que quelqu'un le demande», s'exclame M. Decelles. Le site web de Lac-Brome devrait aussi épurer drastiquement son pendant anglais puisque l'Office ne permet pas de «site-miroir» - où toutes les informations en français son traduites en anglais - pour les municipalités qui ne sont pas reconnues.

Tous les détails dans notre édition de jeudi

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