Sauvage attaque d'un chien sur un enfant de deux ans: une leçon à tirer du drame

Un chien, ça reste un animal, qui agit... (photo archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Un chien, ça reste un animal, qui agit par instinct et qui peut être imprévisible», dit Carl Girard, directeur général de la SPA des Cantons.

photo archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Yoan Viel se souviendra toute sa vie du dernier jour de novembre 2012. Le père de Waterloo a retrouvé au petit matin sa fille de deux ans gravement blessée, après avoir été attaquée sauvagement par le chien familial. Le père a accepté de partager la leçon qu'il tire des événements pour que d'autres parents évitent toute cette souffrance à leurs enfants.

C'était un vendredi matin comme les autres. Yoan Viel se levait tranquillement, sa femme se préparait à aller au boulot. Leur routine matinale a cependant pris une tournure dramatique lorsqu'ils ont entendu leur chien aboyer bruyamment et leur petite fille crier de souffrance. «J'ai retrouvé la petite blessée au visage, j'ai mis des linges pour arrêter les saignements et j'ai contacté sur-le-champ le 911», raconte le père, encore sous le coup de l'émotion. En attendant l'ambulance, les images d'horreur se succèdent l'une après l'autre dans son esprit. Yoan Viel craint de voir la vie de sa fille hypothéquée à jamais.

Le reste de leur journée s'est composée d'une enfilade de rencontres avec des médecins tentant de les rassurer sur l'état de santé de leur petite fille. Transportée à l'hôpital de Cowansville, la fillette a dû être transférée à l'hôpital Sainte-Justine pour y être opérée d'urgence. «Elle est entrée en bloc opératoire, a été placée sous intraveineuse et a dû prendre beaucoup d'antibiotiques pour éviter les infections», relate le père de famille.

Yoan Viel salue aujourd'hui le travail des médecins qui ont soigné sa fille. Grâce à eux, dit-il, son «petit trésor» va bien et elle devrait s'en tirer avec seulement quelques cicatrices. «Les médecins disent que ça ne paraîtra pas beaucoup, mais qu'une autre opération pourrait être nécessaire dans deux ou trois ans pour une autre étape esthétique. Mais elle prend du mieux et redevient même lentement comme avant. Elle joue et s'amuse avec ses frères et ses soeurs», dit-il, tout en affirmant qu'elle ne devrait pas conserver de séquelles psychologiques. S'il accepte aujourd'hui de prendre la parole publiquement, c'est pour alerter les autres parents qui font cohabiter chez eux leurs enfants et des animaux de compagnie. «Même si on dit que c'est le meilleur ami de l'homme, il ne faut jamais leur faire confiance à 100%. Les gens doivent toujours porter attention aux comportements de leur chien. Il peut y avoir des signes et il ne faut pas les identifier trop tard. J'ai toujours eu des chiens depuis que je suis haut comme trois pommes, mais aucun autre ne va entrer dans la maison jusqu'à temps que les enfants soient adolescents», insiste le père.

Tous les détails dans notre édition de mercredi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer