«Le maire a annoncé qu'il souhaite adopter une surtaxe pour le lac et il s'est rétracté quant aux sommes promises pour effectuer l'étude de caractérisation, une étape critique pour la suite du projet. C'est une présentation-surprise et inappropriée qui a fait peur aux gens. C'était destructeur et il va maintenant devoir répondre de ses actes», affirme Richard Morasse, qui a pris la parole hier au nom du conseil d'administration des Amis du bassin versant du lac Waterloo.
L'organisme estime que des tests sur la dangerosité des sédiments présents dans le lac doivent être menés dès le printemps. Il sera alors possible de déterminer quelle stratégie adopter pour retirer rapidement ces sédiments et surtout, pour connaître le coût total de l'opération. «Si on n'embarque pas dans le projet, ce sera la mort du lac. Le maire propose un projet sur 20 ans et dit que ce n'est pas une priorité. Le lac est aux soins intensifs et on ne peut pas s'en occuper dans vingt ans. C'est une urgence et il faut agir. S'il n'y a plus de lac à Waterloo, il n'y a plus de ville, c'est aussi simple que ça», ajoute M. Morasse.
Le maire de Waterloo, Pascal Russell, dit ne pas comprendre la réaction du groupe. Il défend la présentation qu'il a faite samedi. «Les gens étaient contents quand je suis parti et maintenant, il y a trois intervenants de l'organisme qui tentent de soulever la foule. Les élections s'en viennent, on dirait qu'ils tentent de faire du chantage émotif», réplique le premier magistrat de la municipalité de 4000 habitants.
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