Détresse 2.0 : SOS Dépannage appelle à la prudence

«Il est très difficile  de dire si... (photo Janick Marois, archives la Voix de l'Est)

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«Il est très difficile de dire si la demande faite est vraie ou fausse. Je n'encourage pas les citoyens à donner sur internet. C'est un risque que les gens prennent, je crois qu'il est mieux de passer par une ressource communautaire», dit Norman Dunn, le directeur général de SOS Dépannage.

photo Janick Marois, archives la Voix de l'Est

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Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Granby) Le directeur général de SOS Dépannage, Norman Dunn, estime que les citoyens doivent se méfier des petites annonces appelant à la générosité sur internet, même s'il confirme la détresse de plusieurs familles de notre région.

«Les gens sont libres de faire ces demandes sur internet, mais pour ceux qui donnent, c'est plus délicat. Il est très difficile de dire si la demande faite est vraie ou fausse. Je n'encourage pas les citoyens à donner sur internet. C'est un risque que les gens prennent, je crois qu'il est mieux de passer par une ressource communautaire», dit-il.

Du même souffle, il confirme néanmoins les conditions de vie extrêmement précaires de plusieurs familles de chez nous. Les employés de son organisme rencontrent tous les jours plusieurs mamans et papas dans le besoin. «Nous avons beaucoup de parents qui sont dépassés par le coût de la vie actuel. Une mère monoparentale ou des parents au salaire minimum peinent à arriver avec le coût des logements et du panier d'épicerie», indique-t-il.

Norman Dunn estime que les dispositifs de solidarité en place peuvent répondre aux besoins bien mieux qu'une aide ponctuelle en réponse à un message sur internet. Selon lui, l'aide alimentaire de SOS Dépannage constitue un prétexte pour offrir un encadrement beaucoup plus élargi à la personne en détresse. «L'aide alimentaire d'urgence nous permet d'aller plus loin. On essaye ensuite de trouver une travailleuse sociale qui va aider la mère en détresse, par exemple. Les ressources existent dans la région. Il faut simplement faire la demande», insiste-t-il.

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