Détresse 2.0 : «L'internet est mon dernier recours»

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Les conditions de vie sont extrêmement précaires pour plusieurs familles de chez nous. Certaines doivent se rabattre sur l'internet afin de recueillir des biens essentiels à la survie de leur poupon.

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Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Granby) Sans emploi et sans le sou, plusieurs jeunes mères de notre région peinent à offrir le minimum vital à leur bébé. Après avoir donné la vie, elles doivent maintenant tenter de sauver la leur et celle de leur poupon. Croyant être laissées à elles-mêmes, c'est sur internet qu'elles lancent un appel à l'aide.

«Maman qui a besoin d'aide: Je suis enceinte de deux jumeaux, je n'ai pas beaucoup de sous et des problèmes médicaux», écrit Stéphanie* sur un site de petites annonces de la région, à l'intention de qui que ce soit capable de lui fournir des vêtements ou des objets lui permettant d'accueillir minimalement les deux bébés qu'elle attend.

«L'internet est mon dernier recours pour que je puisse trouver des choses. Acheter des trucs pour bébés, c'est dispendieux, surtout lorsqu'on en a besoin en double. L'internet me permettait de lancer un appel à plus de monde, même à l'extérieur de Granby», explique la mère monoparentale contactée par La Voix de l'Est.

Stéphanie a été victime d'un accident il y a quelques années et elle ne peut plus travailler. Elle dit recevoir 906$ par mois de l'aide sociale. Ce serait sa seule source de revenus, jure-t-elle. «C'est pas que je ne veux pas travailler. Je ne peux tout simplement pas en raison de mon accident. Et ne pensez pas que je fais du travail au noir. Je suis épuisée et j'ai des douleurs à simplement élever ma famille et m'occuper de mon logis. Le coût de la vie en comparaison à l'argent qu'on a pour vivre, ça n'a pas de bon sens», dit-elle.

Le frigo vide le 15 du mois

Nathalie* est une autre mère de la région qui peine à voir une solution à ses problèmes financiers. «Nous manquons de nourriture vers le 15 du mois. Ensuite, je dois trouver d'autres sources d'argent que celles que nous recevons du gouvernement ou encore emprunter dans ma famille. Ce n'est pas facile du tout», confie-t-elle.

L'article complet dans La Voix de l'Est de samedi.

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