Fauteux plaide pour l'autonomie des municipalités

«On ne veut plus seulement être des créatures... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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«On ne veut plus seulement être des créatures de Québec, des opérateurs. On veut dépasser ça. On veut une vision du 21e siècle pour les municipalités», a plaidé le maire Arthur Fauteux.

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les municipalités sont au coeur du développement social et économique du Québec. Elles manquent toutefois de moyens financiers pour remplir leur rôle. La solution passe par plus d'autonomie, plaide le maire de Cowansville, Arthur Fauteux.

«On est capables de planifier, de prendre des décisions, de prendre nos responsabilités, d'être efficaces et de rendre des comptes. Mais on n'a pas les moyens de participer comme on le voudrait à bâtir l'économie du Québec. Il faut que le gouvernement du Québec le reconnaisse et qu'on arrive avec un nouvel arrangement», a indiqué M. Fauteux hier soir en assemblée du conseil.

S'adressant à une trentaine de citoyens à la fin de l'assemblée, le maire s'est inspiré du livre blanc déposé récemment par l'Union des municipalités du Québec sur l'avenir des municipalités. Le document, fruit d'un long travail de réflexion et de consultation des citoyens et des élus à travers la province, appelle à une reconnaissance des missions des municipalités par Québec. Cette reconnaissance passe par un accès à de nouvelles sources de revenus. «On ne veut plus seulement être des créatures de Québec, des opérateurs. On veut dépasser ça. On veut une vision du 21e siècle pour les municipalités», a-t-il dit.

Chaque année, a expliqué M. Fauteux, les municipalités québécoises investissent des millions de dollars dans leurs infrastructures, dont leurs réseaux d'aqueduc, d'égout et routiers, pour desservir des entreprises et en attirer de nouvelles. En ce sens, a-t-il fait remarquer, elles contribuent à l'essor économique. Pourtant, a-t-il ajouté, elles ont peu de retour sur leurs investissements. Les gouvernements fédéral et provincial, qui injectent les deux tiers des investissements dans les infrastructures municipales, en récupèrent respectivement 16 % et 17 % sous forme d'impôt sur le revenu des travailleurs embauchés pour réaliser ces travaux. Les municipalités, soutient le maire, ne profitent que du retour de la TPS, soit 5 %, sur leur partie des travaux.

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