Tropicana: des rues sécuritaires?

Nancy Champagne s'inquiète de voir les blocs de... (photo Alain Dion)

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Nancy Champagne s'inquiète de voir les blocs de béton qui interdisent l'accès à plusieurs rues du camping Tropicana.

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Chantal Vallée
Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Granby) Nancy Champagne est inquiète. La résidante du camping Tropicana se demande comment les véhicules d'urgence parviendront à se rendre chez elle cet hiver si jamais elle tombait gravement malade.

La septuagénaire n'apprécie pas les blocs de béton qui ont été déposés hier matin dans plusieurs rues, qui ne seront pas déneigées cet hiver, pour en interdire l'accès. Ces fermetures de rues l'obligent à prendre des détours pour entrer et sortir du camping. Non seulement ça risque d'augmenter le temps nécessaire pour se rendre à sa maison modulaire, mais elle est persuadée que les ambulances et les camions à incendie ne pourraient jamais tourner dans l'un des passages, plutôt étroits, qu'ils devraient emprunter.

«Je trouve ça illogique», dit cette femme qui nous fait faire le tour des rues toujours accessibles dans sa camionnette, en grillant une cigarette. «Nous autres, on a fait élargir nos rues pour une question de sécurité si jamais il y avait un gros feu. Puis, ils nous arrivent avec ça: c'est-tu logique?», se demande-t-elle. Une dizaine de résidants habitent ce secteur du camping, indique-t-elle. «Dans le coin, notre sécurité, on ne l'a plus», croit-elle.

Elle se sent oppressée d'être entourée de tant de rues fermées. «On est en train de nous embarrer comme dans une prison. Je ne suis pas capable d'accepter ça», confie-t-elle.

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