Le grand retour du lynx roux

Au cours des dernières années, les biologistes du...

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Au cours des dernières années, les biologistes du ministère des Ressources naturelles ont constaté une augmentation du nombre de lynx roux, au point tel qu'ils ont retiré l'animal de la Liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées.

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Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Granby) Après avoir frôlé l'extinction, les lynx roux sont de retour en force dans nos forêts. L'interdiction de toute capture de l'animal pendant près de vingt ans a entre autres contribué à une véritable renaissance de l'espèce dans la région. Le ministère des Ressources naturelles du Québec ouvre cette année la porte à une reprise du piégeage de façon expérimentale.

«Les effectifs de lynx roux avaient énormément diminué, mais nos recherches nous permettent de conclure que le cheptel de lynx roux a pris du mieux. La population peut supporter une exploitation par piégeage, de façon encadrée et expérimentale», explique Éric Jaccard, biologiste responsable de la grande faune au ministère des Ressources naturelles du Québec.

La population de lynx roux tend à suivre celle des lièvres dans une sorte de cycle démographique qui s'étend sur une dizaine d'années. Mais outre des facteurs naturels, c'est un facteur humain qui aurait failli faire disparaître l'espèce.

Le lynx roux a été l'objet d'une chasse intensive au cours des années quatre-vingt en raison des prix records offerts pour sa fourrure. En 1991 face à la gravité de la situation, le piégeage de l'animal fût interdit, tout comme sa chasse un an plus tard.

«Le lynx roux est un animal naturellement curieux et facile à capturer dans des pièges et des collets. Sa fourrure, tout comme celles des autres félins, est très convoitée pour sa douceur. Cette espèce est donc susceptible d'être rapidement surexploitée par la chasse et le piégeage partout dans son aire de répartition lorsque la pression s'accroît pour satisfaire à la demande du marché de la fourrure», pouvait-on lire dans une étude de trois biologistes sur ce triste chapitre de l'histoire de cette espèce au Québec.

Au cours des dernières années, les biologistes du ministère des Ressources naturelles ont constaté une augmentation du nombre de lynx roux, au point tel qu'ils ont retiré l'animal de la Liste québécoise des espèces susceptibles d'être désignées menacées et, conséquemment, que son risque d'extinction était maintenant faible.

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