Jocelyn Desrochers passionné par Haïti

Le lieutenant Jocelyn Desrochers (à gauche) est photographié... (photo fournie par jocelyn desrochers)

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Le lieutenant Jocelyn Desrochers (à gauche) est photographié avec des collègues de travail et des enfants de l'orphelinat La Main Divine qu'il parraine.

photo fournie par jocelyn desrochers

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Karine Blanchard
Karine blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Lorsqu'il raconte le quotidien de sa mission en Haïti, le lieutenant Jocelyn Desrochers ne manque pas d'enthousiasme. Passionné par son travail là-bas, le policier poursuit parallèlement sa campagne de sollicitation pour venir en aide aux enfants d'un orphelinat qu'il parraine.

Depuis presque huit mois, le directeur du poste de la Sûreté du Québec en Haute-Yamaska est établi dans la capitale, Port-au-Prince, où il participe à sa deuxième Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Et il ne voit pas le temps passer.

«À ma première mission là-bas, je découvrais tout. Cette fois, je m'y plais vraiment. Après deux missions, j'aurai fait ma part», affirme M. Desrochers, qui était récemment de passage à Granby pour un congé de quelques jours.

Le Granbyen travaille au sein du JMAC, une boîte de renseignements pour la criminalité, le désordre public et la politique pour le compte de la MINUSTAH. Il est affecté à une unité spéciale qui analyse tous les enlèvements survenant au pays. Cela représente une centaine de dossiers par année.

«Les enlèvements sont très centralisés à Port-au-Prince et les environs. Dans 95 % des cas, c'est en échange d'une rançon. Les gens qui sont enlevés sont considérés comme assez fortunés», explique le lieutenant Desrochers.

La rencontre des victimes et la cueillette d'informations sont un succès, si bien que certaines arrestations ont récemment eu lieu. Puisque le JMAC était seulement basé dans la capitale, le lieutenant a mis sur pied un système d'agents de liaison dans les neuf autres régions du pays qu'il visite pour former les membres de la police des Nations unies.  

«On échange des informations. C'est un projet qui fonctionne très bien», dit le policier, en ajoutant qu'il s'agit «d'un travail de terrain et de bureau fort passionnant.»

Un dimanche à l'orphelinat

Jocelyn Desrochers n'a pas tardé à dénicher un projet humanitaire dans lequel s'investir pendant sa mission. Depuis quelques mois, il amasse des dons - via le personnel du poste de police à Waterloo - afin d'aider les 50 enfants qui vivent à l'orphelinat La Main Divine, situé à Croix-des-Bouquets.

«Je vais à l'orphelinat tous les dimanches. C'est un must», lance le policier. Il s'y rend en compagnie de collègues de travail, dont des Canadiens qui pourraient prendre sa relève auprès des jeunes une fois sa mission terminée. «C'est un jour de fête pour eux (les enfants). C'est Noël tous les dimanches!»

Tous les détails dans notre édition de jeudi

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