La SPA étudie d'autres statégies

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«On ne veut pas que les gens fassent leur Rambo ou s'improvisent entraîneurs» en essayant de régler le problème eux-mêmes, dit le directeur de la Société protectrice des animaux des Cantons, Carl Girard.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après 12 jours de traque, la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons étudie d'autres stratégies afin de capturer les trois chiens errants agressifs qui sévissent toujours à proximité de la piste cyclable, entre les rues Irwin et Saint-Jude Sud.

Les animaux ont été aperçus à plusieurs occasions, mais sans se laisser attraper. Ils n'ont pas récidivé depuis qu'ils ont attaqué une femme qui se promenait avec son caniche, le 27 septembre, chargé le directeur de la SPA deux jours plus tard et effrayé deux cyclistes, le 1er octobre. L'un des chiens a été abattu par un policier, ce jour-là.

Épuisé, le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard, sollicitera l'aide de «professionnels du terrain» afin d'avoir d'«autres expertises» visant à cerner les bêtes, a-t-il indiqué en point de presse au poste de police de Granby, hier.

Comportement

M. Girard n'a pas voulu dire qui seront les spécialistes interrogés, car ceux-ci «veulent garder l'anonymat», mais il ne s'agit pas de trappeurs. «On ne voudrait pas qu'un autre animal se fasse prendre» dans un piège, dit-il. Et le mot d'ordre n'est plus de «tirer à vue» la mère et de capturer les deux chiots restants, âgés d'environ cinq mois, mais bien de les capturer tous vivants afin de comprendre ce qui les a rendus si belliqueux.

«Les chiens errants n'ont pas l'habitude d'attaquer les gens comme ça, dit M. Girard. Dans le voisinage, on nous a dit qu'une semaine avant les événements, elle [la mère] était très calme.» La possibilité d'une infection à la rage est écartée puisqu'ils ne présentent pas de signes apparents et que la mère «serait déjà décédée» si c'était le cas.

Pressé de questions, le directeur de la SPA finit par donner l'exemple d'agents de la Faune et de fléchettes tranquillisantes qui pourraient être utilisées. Leur dosage doit être administré par un vétérinaire, précise-t-il. En temps normal, ni la SPA ni la police n'en possèdent.

Pas de Rambo

D'ici là, M. Girard recommande à la population d'éviter ce secteur de la piste cyclable ainsi que les bois environnants, où les chiens ont jusqu'ici aménagé 13 tanières. «On ne veut pas que les gens fassent leur Rambo ou s'improvisent entraîneurs, dit-il, en essayant de régler le problème eux-mêmes.»

Sinon, il suggère de se promener en groupe, car les animaux n'ont attaqué que des personnes seules ou isolées. Des pancartes «Présence de chiens dangereux» ont été installées à chaque bout de la piste cyclable, dans le secteur touché.

La SPA craint par-dessus tout qu'un enfant soit attaqué. Mais M. Girard estime qu'il n'y a pas lieu de paniquer parce que les chiens semblent s'être calmés depuis le 1er octobre. «Ils sont plus stressés, ils évitent la population, alors les gens n'ont pas à s'inquiéter. Surtout ceux en VTT [véhicule tout-terrain] puisque le bruit éloigne les chiens», dit-il.

Cages et appâts

Les bêtes ont aussi évité toutes les cages et résisté aux appâts laissés par les six patrouilleurs de l'organisme. Du moins lorsque les membres de la SPA étaient à proximité, puisque la viande crue, le hareng fumé et la nourriture pour chiens disparaissaient durant la nuit.

«Ce sont des chiens, pas des animaux sauvages, dit M. Girard. Ils connaissent l'odeur de l'être humain et ses habitudes. Et ils savent très bien c'est quoi une cage!» Le porte-parole de la police de Granby, Guy Rousseau, a rappelé en point de presse que c'est la SPA qui contrôle les opérations de recherche et que les agents ne sont appelés qu'au besoin. Tout comme des membres de la SPA, ils font aussi de fréquentes patrouilles dans le secteur.

On suggère d'appeler le plus tôt possible l'une des organisations si des chiens sont aperçus. Après une pause hier, les recherches doivent se poursuivre d'ici la fin de semaine. «C'est beaucoup de travail, je ne vous mentirai pas», dit M. Girard.

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