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À Stanbridge East comme à Three Pines

«Les producteurs ont passé beaucoup de temps à... (photo archives La Presse)

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«Les producteurs ont passé beaucoup de temps à chercher un lieu qui ressemblerait à Three Pines, indiquait hier Louise Penny. Je leur en ai suggéré plusieurs - Mystic, Knowlton, Sutton, North Hatley, Frelighsburg -, mais Stanbridge East ne m'est jamais venu à l'esprit, ce n'est pas un village avec lequel je suis familière. Mais finalement, je suis très heureuse, c'est un très, très beau coin.»

photo archives La Presse

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Stanbridge East) Silence, on tourne! On tourne le téléfilm basé sur le premier roman de Louise Penny, Still Life (En plein coeur). Et c'est à Stanbridge East que le plateau est déployé depuis lundi. Le célèbre inspecteur Armand Gamache sera quant à lui interprété par le Britannique Nathaniel Parker (Vanity Fair).

L'hiver dernier, l'auteure résidant à Sutton avait déclaré à La Voix de l'Est que CBC Television avait accepté de développer une série de téléfilms basée sur sa série Armand Gamache enquête. L'écriture des scénarios a été confiée à Wayne Grigsby (October 1970, Trudeau) - avec beaucoup de collaboration de l'auteure -, et le tout est produit par PDM Entertainment et Attraction Images.

S'il a fallu attendre cet automne pour que débute le tournage, c'est beaucoup parce que l'intrigue de ce premier roman se déroule à l'automne. Mais c'est aussi, bien entendu, à cause de tous les préparatifs nécessaires, notamment le repérage des lieux.

«Les producteurs ont passé beaucoup de temps à chercher un lieu qui ressemblerait à Three Pines, indiquait hier l'écrivaine à la renommée mondiale dans sa langue maternelle. Je leur en ai suggéré plusieurs - Mystic, Knowlton, Sutton, North Hatley, Frelighsburg -, mais Stanbridge East ne m'est jamais venu à l'esprit, ce n'est pas un village avec lequel je suis familière. Mais finalement, je suis très heureuse, c'est un très, très beau coin.»

Pour l'instant, toutefois, dit-elle, le décor ne ressemble pas à son village fictif des aventures d'Armand Gamache enquête. «Pour l'instant, répète-t-elle. La librairie, le bistro et tous les autres endroits ne sont pas tous à la même place, mais je suis sûre que quand le montage sera fini, ça va lui ressembler.»

Nathaniel Parker non plus ne ressemble pas tout à fait à l'image que se fait Louise Penny de son inspecteur. «Il a la bonne stature, le bon âge, mais ce n'est pas exactement le personnage que j'ai imaginé, dit-elle. Cela dit, il est un excellent acteur, et sa grande force est sa capacité de livrer la gamme d'émotions nécessaire pour le rôle: du courage, de la vulnérabilité, de la compassion, de la gentillesse, tout en restant un homme fort.»

Une chose importante à laquelle l'auteure tenait toutefois à tout prix pour son Armand Gamache: qu'il ait l'accent britannique. «Parce que je l'ai imaginé comme un Québécois qui parle un peu comme Jacques Parizeau, et c'était très important pour moi», mentionne-t-elle.

Le reste de la distribution est composé d'acteurs canadiens - Parker est le seul qui ne l'est pas -, et même de quelques Québécois, à commencer par Anthony Lemke (Les hauts et les bas de Sophie Paquin), qui incarnera l'inspecteur Jean-Guy Beauvoir.

Faire confiance

Même si l'auteure, et maintenant productrice déléguée, de Still Life a «affreusement peur» de voir son univers porté au petit écran, elle refuse d'être sur les plateaux à temps plein. «Je ne suis pas réalisatrice, je ne serais d'aucune utilité, lance-t-elle en riant. Mon travail est fait, c'était de m'impliquer au niveau du scénario, du casting, etc. Maintenant, je dois faire entièrement confiance à ceux qui s'y connaissent.»

«En même temps, je comprends mieux maintenant que le film n'est pas un livre, qu'il est juste inspiré par le livre, basé sur le livre, mais qu'il doit vivre par lui-même», poursuit-elle.

«Et puis, je veux que mes livres, mes personnages restent comme je me les imagine dans ma tête, ajoute-t-elle encore. Je suis à terminer mon prochain roman, je ne veux pas que ça m'affecte.»

L'équipe de tournage quittera Stanbridge East vendredi, si tout va bien, pour terminer le reste en studio, dans la métropole. «Les scènes extérieures auront été tournées à Stanbridge East, et toutes celles intérieures à Montréal», précise Louise Penny.

Le tournage devrait être complété à la fin du mois. Il se déroulera uniquement en anglais - le téléfilm a par ailleurs déjà été vendu aux États-Unis et en Angleterre -, mais Radio-Canada devrait en diffuser une version française. «On n'a pas encore de date de diffusion, mais je crois bien que Radio-Canada et CBC le mettront à leur horaire en même temps ou presque», mentionne la Suttonaise d'adoption.

Et pour ce qui est du tournage du prochain tome, qui se déroule en hiver, il faudra peut-être patienter à la fin de l'année prochaine. «À cause des coupes du gouvernement fédéral», souligne l'auteure.

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Commentaire (1)
    • Chère Marie-Ève Lambert
      En français c'est Stanbridge Est,
      et en anglais c'est East Stanbridge,
      mais Stanbridge East ça ne se dit pas.
      C'est un mélange de langue, c'est un mot anglais avec une syntaxe en français.
      Merci

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