Suzee Lanteigne, qui habite rue Marcoux, indique que la mère «était gentille avant» et venait souvent jouer avec ses propres chiens, sur son terrain.
Avec d'autres voisins, Mme Lanteigne affirme avoir nourri la famille, cet été, près de leur tanière située dans le bois derrière la carrière de Béton Granby. «On a arrêté parce qu'avec l'hiver, on pensait que c'était pas correct, que c'était peut-être la gâter, elle ne pourra pas avoir l'instinct de survie», dit-elle.
«On voulait les nourrir pour les attraper et appeler la SPA», dit Gilles Robert, un autre voisin.
Pourquoi ne pas avoir appelé la Société protectrice des animaux plus tôt? «On s'est dit: ça sert à rien qu'on appelle la SPA, y' a tellement de monde qui passe sur la piste cyclable, quelqu'un va les appeler», répond Mme Lanteigne. Elle mentionne au passage que les promeneurs avec un chien ne sont pas permis sur la piste cyclable.
Tous deux disent ne pas voir de lien entre la fin de leurs actes de générosité et le début des attaques des animaux.
Selon Mme Lanteigne, la chienne habite le bois depuis trois ans. Elle aurait échappé à ses propriétaires lorsque ceux-ci ont déménagé et ne l'ont pas récupérée.
Croisée en compagnie de son chien Youppi, une autre résidante du secteur, Yvette Albertin, dit ne pas avoir peur des chiens elle non plus. «J'ai été plusieurs fois sur la piste cyclable et je ne les ai jamais vus.»
Elle compte faire attention, désormais, même si son petit caniche «a peur des petits chiens, mais pas des gros».
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