Attaquée par trois chiens errants

C'est sur la piste cyclable, dans le secteur... (photos stéphanie mantha)

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C'est sur la piste cyclable, dans le secteur des rues Irwin et St-Jude Sud, que Gabrielle Trudeau et son chien ont été agressés. Elle porte ici son coupe-vent encore maculé du sang de sa petite Chanel.

photos stéphanie mantha

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Quand Gabrielle Trudeau est partie marcher avec son caniche, jeudi en fin d'après-midi, elle ne s'attendait pas à ce que cette promenade vire au cauchemar. C'est pourtant ce qui est arrivé quand la dame et son chien ont été attaqués par trois chiens errants, qui rôdent dans le secteur de la rue St-Jude Sud et Irwin à Granby depuis déjà un moment.

Quand La Voix de l'Est lui a parlé, hier matin, Mme Trudeau avait encore du mal à raconter sa mésaventure sans pleurer. Elle venait tout juste d'aller chercher sa petite compagne Chanel chez le vétérinaire. Avec plusieurs morsures, des points de suture et un grave traumatisme, le caniche n'en menait pas large non plus.

«Ce sont trois chiens sans collier et sans propriétaire connu. Ce n'était pas la première fois que je les croisais en marchant dans la rue Azarie-Côté, mais ils ne faisaient que japper. Hier, sur la piste cyclable, ils nous ont attaqués. L'un des chiens a attrapé Chanel par le corps et l'a secouée pour la tuer», raconte la courtière immobilière à la retraite.

Après avoir réussi une première fois à la reprendre dans ses bras, Mme Trudeau a dû subir l'attaque des autres chiens, qui l'ont mordue au mollet, à la cheville et à la jambe. La dame est tombée par terre et son animal a de nouveau été pris à partie. «J'ai réussi encore une fois à reprendre Chanel, mais je ne pouvais pas courir, ça aurait été pire, car j'en avais un de chaque côté de moi», dit-elle.

En donnant des coups de pied et en criant, elle a tenté tant bien que mal de s'éloigner de la meute «enragée», jusqu'à la rue St-Jude Sud, où un homme, alerté par les aboiements anormaux, a réussi à faire fuir les molosses.

Voyant l'état de la dame et de son chien après l'assaut, le bon samaritain a fait venir les policiers, qui ont jeté un oeil dans le bois jouxtant le secteur. Ceux-ci n'ont pu repérer les bêtes.

Pour Gabrielle Trudeau, une visite à l'urgence a été nécessaire. Elle a reçu des traitements contre la rage et des injections pour la protéger des infections, dit-elle. «Quand je ferme les yeux, je vois la scène et je n'arrive pas à dormir. Je ne fais que pleurer, moi qui ne pleure jamais!», confie-t-elle.

Pour éviter à d'autres le sort qu'elle a subi, Mme Trudeau veut mettre les gens de ce quartier en garde. «Si les gens savent à qui appartiennent ces chiens, ils doivent le dire. J'adore les chiens, mais ceux-là doivent être euthanasiés, car ils sont très dangereux.»

La veille de l'attaque, mercredi, Gabrielle Trudeau avait d'ailleurs contacté la SPA des Cantons pour signaler la présence de ces chiens dans ce secteur, mais elle soutient que l'organisme lui avait répondu qu'il ne pouvait rien faire dans un tel cas, lui suggérant «d'essayer d'attraper elle-même les animaux».

Chiens repérés

Coup du hasard, en retournant dans le secteur avec Mme Trudeau, hier après-midi, La Voix de l'Est a repéré deux des trois bêtes, des chiens de grande taille, au pelage noir et blanc et semblant provenir de la même lignée. Ceux-ci étaient tranquillement assis près de l'atelier de la compagnie Robert Bernard au 48, Azarie-Côté.

Interrogé, le gérant de l'endroit a confirmé qu'il s'agissait de chiens errants, qui vivaient dans le bois près de la piste cyclable et dont il ne s'occupait pas. «Avant, il y avait des chevreuils dans le bois; maintenant, il n'y en a plus...», a-t-il glissé mi-figue mi-raisin.

La police de Granby explique que les chiens errants sont la responsabilité de la SPA. «Quand les policiers sont appelés, ils essaient de contenir l'animal - si c'est possible - jusqu'à ce que la SPA le récupère», indique le porte-parole, Marc Farand.

Quant au patron de la SPA des Cantons, Carl Girard, il affirme qu'après l'appel de Mme Trudeau, mercredi, un patrouilleur s'était rendu dans le coin, mais n'avait aperçu aucun chien.

Informé hier de l'incident qui a suivi, M. Girard a pris les grands moyens. «À l'heure où l'on se parle, deux patrouilleurs se rendent à l'adresse indiquée avec des bâtons de capture et tout l'arsenal pour les attraper», a-t-il dit.

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