Brome-Missisquoi : l'eau, un dossier majeur

Un ponceau à Sutton a été emporté par... (photo Janick Marois, archives la Voix de l'Est)

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Un ponceau à Sutton a été emporté par une soudaine crue des eaux lors de la tempête Irene.

photo Janick Marois, archives la Voix de l'Est

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Inondations, ruissellement des eaux de pluie, érosion de sols, comment les municipalités peuvent-elles se préparer à faire face aux soubresauts de la nature et à en réduire ses conséquences?

Ce sont de vastes questions auxquelles les 21 maires de la MRC de Brome-Missisquoi s'attaqueront. Une rencontre au sommet est prévue à ce sujet le 23 octobre pour débattre des enjeux liés aux eaux de surface. Outre les maires, les directeurs généraux de municipalités y prendront part en plus des responsables de l'aménagement du territoire de la MRC et des représentants des bassins versants de la rivière Yamaska et de la baie Missisquoi. Ensemble, ils conviendront des mesures à prendre pour atténuer les risques qu'encourent les municipalités.

«Que peut-on faire sur notre territoire? Que veut-on faire sur notre territoire. On va se poser toutes ces questions», a expliqué Francis Dorion, directeur général adjoint de la MRC et responsable de l'aménagement du territoire. «Notre relation avec l'eau, ça va être l'un des dossiers majeurs pour les prochaines années. Il faut commencer à agir maintenant.»

Depuis 2008, note M. Dorion, la région a connu son lot de problèmes avec l'eau. Une grande partie du village de Notre-Dame-de-Stanbridge a été inondée, il y a quelques années. En 2011, des quartiers de Cowansville et de Bromont ont subi les affres de la tempête tropicale Irene; la rivière Yamaska était sortie de son lit, inondant des dizaines et des dizaines de sous-sols. Des résidants du secteur Fortin-Decelles à Brigham ont vécu le même cauchemar. Des routes avaient été défoncées et des ponceaux détruits dans quelques municipalités. Les dégâts se calculent en millions de dollars.

Cette année, ce sont les faibles précipitations qui ont causé des maux de tête aux dirigeants municipaux. Certaines municipalités n'ont eu d'autres solutions que de restreindre l'utilisation de l'eau potable, rappelle M. Dorion. «L'eau, c'est ce qui est le plus important pour les gens. C'est inquiétant de penser qu'on pourrait en manquer.»

Rapport en janvier

Les orientations prises au terme de la rencontre spéciale serviront à préparer de nouveaux règlements. Un comité d'étude de la MRC, formé de maires et de professionnels de la MRC, déposera un rapport au début de la nouvelle année, a indiqué M. Dorion. La firme Biofilia, spécialisée en environnement, assistera le comité.

Le conseil des maires a confié à Biofilia, la semaine dernière, un mandat de 15 000 $ pour étudier les particularités géographiques de la MRC, dont ses types de sol et son réseau hydrographique (cours d'eau). «On essaie de comprendre les comportements de l'eau sur notre territoire. On sait qu'on ne peut pas la contrôler. Mais on peut essayer de s'adapter. Ça se fait par la planification», affirme Francis Dorion.

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