Les quelque 230 élèves qui fréquentent l'école de la rue de l'Église ainsi que la vingtaine de membres du personnel ne peuvent consommer l'eau depuis avril 2011. Des analyses de l'eau du puits artésien desservant l'école ont révélé des traces de coliformes totaux. Deux opérations de désinfection du puits avec du chlore n'ont pas permis de les éliminer. Aussi, les recherches pour identifier la source de la contamination ont échoué, tout comme la tentative de colmater le puits pour empêcher une infiltration des eaux de surface. Depuis lors, un avis d'ébullition de l'eau est en vigueur.
La petite municipalité n'ayant pas de réseau d'aqueduc sur lequel se brancher, les dirigeants de la commission scolaire de Saint-Hyacinthe ont dû trouver une autre solution. Ils ont jonglé avec la possibilité de creuser un nouveau puits pour alimenter l'école construite en 1966, mais ont finalement abandonné l'idée. «Nous aurions trouvé une veine d'eau parfaite, mais rien ne nous dit que la veine avec laquelle on a un problème ne vienne pas se mêler à la nouvelle veine», a expliqué Louis Melançon, régisseur aux ressources matérielles de l'organisme.
C'était sans compter les coûts de tels travaux, a-t-il dit. «Ça nous aurait coûté très cher.»
Lors de sa dernière assemblée, le conseil des commissaires s'est rabattu sur la deuxième option: un système de traitement de l'eau par ultraviolet. Les commissaires ont mandaté la firme Consumaj de St-Hyacinthe pour préparer le projet. L'entreprise de génie-conseil devrait être en mesure de le présenter pour approbation cet automne au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Une fois le système installé, a indiqué M. Melançon, des tests devront être réalisés pendant une année entière avant que l'avis d'ébullition ne soit levé. Le MDDEP exige un tel délai pour faire la démonstration que l'eau est bonne pour la consommation.
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