Le minicochon n'est pas bienvenu à Granby

L'éleveuse de minicochons Valérie Larose St-Louis aimerait que... (photo Maxime Sauvage)

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L'éleveuse de minicochons Valérie Larose St-Louis aimerait que Granby revoie son règlement municipal pour permettre à ses citoyens de posséder ce type d'animal dans leur maison.

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Maxime Massé
Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Shefford) Mignon, attachant et, semble-t-il, aussi affectueux qu'un chien, le minicochon gagne en popularité au Québec comme animal de compagnie. Il n'est toutefois pas le bienvenu dans certaines municipalités, dont Granby, qui a refusé de revoir son règlement municipal pour permettre sa présence en ville. Une décision que déplore Valérie Larose St-Louis, une jeune éleveuse de Shefford.

«J'en ai vendu quelques-uns à Granby, mais les gens ont été obligés de les rapporter parce qu'ils recevaient toujours des amendes vu qu'ils ne sont pas en zone agricole. Pourtant, ça a la grosseur d'un petit bulldog à l'âge adulte et il y a plusieurs personnes au Québec qui en ont dans leur maison ou leur appartement», plaide la propriétaire du Refuge minicochon.

Elle affirme, tout comme son conjoint François Bernier, que le minicochon s'apparente bien davantage à un animal domestique qu'à un animal de basse-cour. «Considérer le minicochon comme un animal de ferme, c'est une vieille mentalité. C'est un animal très docile qui va à la litière. Et ça n'atteint pas les 150 livres comme le cochon vietnamien. En général, ça pèse entre 40 et 70 livres avec une hauteur d'environ 12 pouces», indique M. Bernier.

Le couple dit surtout être déçu de ne pas avoir eu la chance de se faire entendre par le maire de Granby, Richard Goulet. «Ils n'ont pas voulu nous rencontrer en personne. À la Ville, ils nous disent simplement que le règlement n'est pas censé changer», dit Mme Larose St-Louis.

Le maire assure ne pas avoir fait la sourde oreille à leurs revendications. «Je suis ouvert à parler aux gens, mais souvent je réfère les dossiers aux instances qui sont plus compétentes en la matière. Dans ce cas-ci, il y a eu une demande qui a été étudiée par le service d'urbanisme et la décision a été prise de garder le statu quo. Même si je les avais reçus en personne, j'aurais tout de même dû référer le dossier à l'urbanisme», dit Richard Goulet.

À Granby, le minicochon est considéré en vertu du règlement municipal comme un animal de ferme et non un animal domestique. Il est donc interdit d'en posséder un en zone résidentielle qu'il s'agisse d'une maison ou d'un appartement. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant s'élever à 75$.

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