Le conseil municipal a pris cette décision la semaine dernière, à la lumière d'un rapport remis au conseil. Le document faisait état d'un coin de solage effondré et de présence de rouille. Le maire Richard Goulet a affirmé la semaine dernière que le hangar étant situé en bordure de la piste cyclable, cela «ne donne pas une belle image» de la Ville.
Richard Rainville a invité La Voix de l'Est à se rendre sur la piste cyclable pour constater de visu l'état des lieux. «La cabane est cachée aux trois quarts par les arbres», laisse tomber M. Rainville. Il est vrai que l'écran végétal est assez important. La rouille est cependant particulièrement présente sur le toit du petit bâtiment, dans lequel l'entreprise range des «fournaises de construction», utilisées l'hiver sur les chantiers.
«Je n'ai jamais eu de lettre de la Ville pour me dire qu'il y a de la rouille et qu'il manque trois roches au solage. S'ils me l'avaient dit, je l'aurais repeinturé», affirme Richard Rainville. «Ce qui ne donne pas une belle image de la Ville pour les cyclistes, ce sont les graffitis qu'il y a dans le tunnel sous le pont (Patrick-Hackett)», ironise-t-il.
Gaz Propane Rainville occupe le hangar depuis plus de 20 ans. Le loyer, de 550$ par année, est demeuré inchangé au fil des ans. À l'origine, l'entreprise avait conclu le bail avec le CN, précédent propriétaire de la bâtisse.
Acharnement
Aux yeux de Richard Rainville, cette récente décision des élus est liée à un précédent geste du conseil municipal. L'an dernier, la Ville a pris des procédures pour reprendre un autre de ses terrains qui était occupé depuis plus de 30 ans par Gaz Propane Rainville.
Tous les détails dans notre édition de mercredi
Abonnez-vous à La Voix de l'Est