«C'est tellement riche de prendre part à un projet unique au monde. C'est un projet qui allie le génie maritime et l'aéronautique», a indiqué Mme Monthioux à La Voix de l'Est par courriel.
À la fine pointe de la technologie, l'Hydroptère détient depuis 2009 le record absolu de voile sur un mille nautique (1,852 km). Il a atteint la vitesse de 50,17 noeuds, soit l'équivalent de 95 km/h, dans la baie de Hyère en France. Dimanche dernier, le trimaran volant a établi un autre record, cette fois-ci dans la baie de San Francisco, où il se trouve depuis le mois de juillet. Il a parcouru un mille nautique à une vitesse moyenne de 37,5 noeuds, soit 69,5 km/h. Il a ainsi établi une première marque dans cette baie mythique.
Au Québec, l'Hydroptère est méconnu. Mais en France, c'est une véritable légende, affirme Jean-Paul Monthioux, père d'Émilie. «C'est aussi connu que le TGV ou l'avion Concorde», lance celui qui suit évidemment avec grand intérêt les aventures de sa fille. Lui-même est passionné de voile. Il a fait l'objet d'un reportage dans nos pages il y a deux ans parce qu'il était copropriétaire d'Atheos, un trimaran de course, soutenu par des commerces de la région.
Logistique
Émilie Monthioux, 30 ans, fait partie de l'équipage de l'Hydroptère depuis l'an dernier. Elle a fait son entrée dans le monde de la voile après avoir oeuvré à la commercialisation d'Atheos. Elle est diplômée de HEC Montréal et de HEC Paris, où elle a réalisé des études en gestions de risques internationaux.
Sur l'Hydroptère, elle est responsable de la logistique. Un poste-clé. C'est elle qui doit notamment trouver une place dans les ports. «Pas toujours évident quand le bateau mesure 60 pieds de long par 80 pieds de large», glisse-t-elle. Elle supervise également le transport des conteneurs qui accompagnent l'équipage. Parlant d'équipage, c'est elle qui organise le logement de tout le monde et les repas les jours de navigation.
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