«Si vous n'arrêtez pas, je vais poser un geste que je n'ai jamais fait», a froidement laissé tomber le maire, Richard Goulet, à l'endroit de Cydric Christian Chartier qui, l'an dernier, s'est présenté au micro à quelques reprises pour s'opposer à l'adoption d'un nouveau règlement sur le remorquage.
«Vous allez m'expulser? Je vais le faire moi-même», a rétorqué le bouillant citoyen avant de se lever et de déclarer avec fracas «une bonne main d'applaudissements pour le maire». Ses propos n'ont toutefois pas trouvé écho auprès de la vingtaine de personnes présentes. Un grand silence a accompagné sa sortie de la salle du conseil. Cydric Christian Chartier de Remorquage Expert est revenu s'asseoir deux minutes plus tard, cette fois-ci plus calmement. Il a toutefois quitté les lieux avant la fin de la séance, sans avoir fait d'autres interventions.
Barrage de questions
Plus tôt, M. Chartier avait soumis le maire à un véritable barrage de questions au sujet de l'achat de cinq panneaux électroniques (aussi appelés stèles à écran dynamique), destinés à remplacer les grands tableaux d'affichage municipaux. «À 600 000 $ pour cinq télés, est-ce qu'il y a une garantie prolongée qui vient avec ça?», a lancé d'entrée de jeu le citoyen.
«C'est sûr. Mais je ne connais pas les détails», a dit Richard Goulet. Cydric Christian Chartier a renchéri en demandant si les dépenses liées aux logiciels informatiques, au personnel responsable du contenu diffusé par les panneaux et à leur entretien sont comprises dans la somme annoncée. «Ça va être un projet de plus d'un million», a avancé le citoyen. Ce à quoi le maire a assuré que ça ne serait pas le cas.
Qu'adviendra-t-il des vieux panneaux? a par la suite voulu savoir M. Chartier. «On va les détruire. Ils sont rendus en fin de vie. Ils ont une vingtaine d'années», a précisé M. Goulet.
«Vous dites quoi aux gens des rues Grove et Saint-André qui attendent pour le remplacement des infrastructures?», s'est enquis le citoyen, de plus en plus insistant. «On va le faire», a assuré le maire.
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