«C'est l'acte d'un détraqué. On ne sait pas encore pourquoi l'homme a agi ainsi. Deux citoyens qui sont là et qui font leur boulot... Que dire de plus?», se demande François Bonnardel au lendemain de son élection dans la nouvelle circonscription de Granby.
M. Bonnardel se désole pour les familles des personnes visées, ainsi que pour la nouvelle première ministre, Pauline Marois. «Ça devait être une très belle soirée pour Pauline Marois et ça se termine en tragédie. Toutes mes sympathies vont aux familles. Il faut se désoler de ce geste malheureux que l'on voit rarement au Québec», résume-t-il.
«C'est catastrophique»
«J'aimerais souligner ma grande tristesse par rapport aux événements malheureux de fin de soirée, a mentionné quant à lui le candidat péquiste dans Brome-Missisquoi, Richard Leclerc. Je suis profondément attristé d'entendre les détails de cette horreur.»
«Avoir perdu hier (mardi), c'est une chose. J'étais déçu. Mais voir qu'une personne est décédée, c'est catastrophique. Je n'en reviens pas. Je suis vraiment humainement touché par cette histoire-là. Je trouve que ça n'a aucun bon sens», a-t-il souligné en entretien téléphonique, hier matin.
Richard Leclerc se trouvait en présence de son équipe lorsque la nouvelle de l'attentat a été dévoilée dans les médias. C'est finalement en route vers la maison qu'il a appris qu'un homme était décédé. «Jusqu'où cet homme serait-il allé en entrant dans le Métropolis? se questionne M. Leclerc. Je n'ose pas l'imaginer.»
«Ça démontre à quel point elle aura besoin de protection, enchaîne-t-il, au sujet de la nouvelle première ministre. Je connais Mme Marois depuis 1984 et j'ai pu l'aborder sans aucun problème. J'ai l'impression ce matin (hier) que tout un service de sécurité doit se mettre en place pour pouvoir la protéger plus que n'importe quel premier ministre du Québec l'a été.»
De son côté, François Bonnardel souhaite que les événements du Métropolis ne créent pas de précédent dans la vie politique québécoise. «Je souhaite que ce geste ne fasse pas en sorte qu'on en vienne à surprotéger les personnalités publiques au Québec», exprime-t-il.