«On attend la première pelletée de terre. Mais ça va se faire; la politique n'a plus d'influence sur le projet maintenant», s'est réjoui le maire Joseph Hüsler. «On est privilégié avec ce projet, mais ça fait 12 ans qu'on attend», a-t-il dit en entrevue hier après-midi. «Des fois, il faut souffrir avant de guérir.»
Deux entreprises se partageront le travail, Pavages Maska et Allaire et Gince. Les deux entreprises ont présenté les deux plus basses soumissions.
Pavages Maska obtient le mandat de construire la voie de contournement ainsi que le carrefour giratoire. La nouvelle partie de la route 235 partira du coin du chemin Gladu et se rendra jusqu'au pont Arthur-Audette. Un carrefour giratoire sera aménagé près du boulevard Industriel pour permettre aux véhicules de continuer vers le centre-ville ou de se diriger en direction ouest vers le pont Arthur-Audette, évitant ainsi le centre-ville.
L'entreprise de Saint-Dominique a obtenu le contrat grâce à une soumission de 7 175 500 $ (taxes comprises). Elle a devancé quatre autres soumissionnaires. La soumission la plus élevée était de 8 457 000 $.
Le MTQ a jusqu'à la fin du mois de septembre pour officiellement donner le contrat.
De son côté, Allaire et Gince se verra confier l'autre partie du contrat. L'entreprise granbyenne reconstruira la section nord du boulevard Industriel pour l'amener vers le carrefour giratoire. Les travaux consisteront également à joindre le segment du chemin des Côteaux au boulevard Industriel. Le chemin des Côteaux se terminera dans un cul-de-sac au nord.
Allaire et Gince a raflé le contrat avec une soumission de 1 785 000 $ (avant taxes, environ 270 000 $). Trois autres compagnies ont soumis des offres. La plus élevée était de 1 838 800 $ (avant taxes).
Notons que les ingénieurs embauchés par la Ville estimaient les travaux à 2,2 millions de dollars.
Le bon moment
Le directeur général de la Ville, François Giasson, est d'avis que l'appel d'offres de la municipalité a été lancé au bon moment en juillet. Les grandes entreprises de construction, a-t-il dit, ont terminé ou sont sur le point de compléter d'importants chantiers. Elles étaient à la recherche de contrats pour l'automne. D'où les bas prix des soumissions. «Elles ont bien aiguisé leur crayon en préparant leur offre», a-t-il imagé.
Il reste à la Ville d'obtenir l'approbation finale du ministère des Affaires municipales à son règlement d'emprunt avant d'accorder le contrat.
Preuve que le projet est dans l'air depuis longtemps, le premier règlement d'emprunt date de 2002. Le montant de l'emprunt approuvé était de 900 000 $. Le nouveau règlement s'élèvera environ à 1,8 million de dollars.
Les travaux, qui pourraient se poursuivre jusqu'au printemps 2013, ne perturberont pas la circulation, a indiqué M. Giasson.
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