Sondage Segma/La Voix de l'Est dans Brome-Missisquoi : Paradis en danger

Benoit Legault, Richard Leclerc et Pierre Paradis.... (photos archives La Voix de l'Est)

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Benoit Legault, Richard Leclerc et Pierre Paradis.

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Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Granby) Il n'y a pas à douter que les trois principaux candidats pour le siège de député de Brome-Missiquoi redoubleront d'ardeur au cours de la prochaine semaine pour consolider leurs appuis et gruger des votes dans la cour des opposants. Le meneur, Benoit Legault refuse de s'emporter devant ses bons résultats, tout comme Richard Leclerc du Parti québécois. Un peu en recul, Pierre Paradis affirme quant à lui que les enjeux locaux qui seront débattus cette semaine seront décisifs.

Le dernier sprint avant le vote du 4 septembre commence donc ce matin avec la présentation du débat des candidats organisé par la Chambre de commerce de Lac-Brome. Un débat que Benoit Legault dissocie de son résultat. «Il n'y a pas de lien entre ce sondage et le débat d'aujourd'hui autre que je vais continuer à travailler avec acharnement jusqu'à la fin», confie-t-il.

«On va revenir sur les enjeux locaux et sur qui est le plus fiable pour les défendre», dit quant à lui Pierre Paradis.

Hésitant à commenter le sondage Segma recherche/La Voix de l'Est, Richard Leclerc laisse tout de même tomber que la lutte à trois qui se dessine et sa deuxième place l'encouragent à mettre les bouchées doubles. «Je continue à travailler d'arrache-pied dans Brome-Missisquoi jusqu'à la fin. Je ne lâche pas. C'est sûr que c'est encourageant... Je pense que nous sommes sur une erre d'aller. Les gens m'accueillent bien, me reçoivent bien».

Placé derrière ses adversaires pour la deuxième fois, Pierre Paradis insiste pour dire que les 31 % d'électeurs qui affirment ne pas avoir fixé leur choix feront la différence. «C'est une course à trois et ce l'est encore. Il y a 31 % d'indécis, ce qui est beaucoup, et on le ressent sur le terrain... Legault, Legault, c'est du national. À 32,4 % et ensuite 33 %, ça se ressemble beaucoup», illustre-t-il. Le député sortant en rajoute. «La cause fédéraliste est solide dans le comté. M. Leclerc a fait le plein et M. Legault et moi partageons le non. Dans le dernier débat, François Legault a dit qu'il ne dirigerait pas les forces du non en cas de référendum. C'est un argument qui commence à faire son chemin dans le comté», dit M. Paradis.

Qu'à cela ne tienne, les indécis n'inquiètent pas Benoit Legault. «Je ne tiens rien pour acquis. Je continue de travailler. Par contre, ça valide que notre message passe bien, que notre programme passe bien et que les gens veulent du changement», soutient-il.

Ces indécis, Richard Leclerc compte bien les amener de son côté. «S'il reste quelques indécis, je vais les convaincre. Mais comme je dis depuis le début de la campagne, il y a 21 000 personnes qui n'ont pas été voter en 2008. Je veux faire sortir le vote. Je crois que la différence pour gagner est là. Ce sont ceux qui ne sont pas allés voter, car ils étaient désabusés», affirme-t-il.

Pierre Paradis abonde dans le même sens. «Il y a 15 % des votes déjà dans les boîtes. Ça, je ne suis pas trop inquiet. Il y a beaucoup d'indécis par rapport au national. C'est gros. J'ai confiance aux indécis. Le point décisif, c'est de faire sortir le vote», souligne-t-il.

Stratégies

Tant messieurs Legault que Leclerc comptent sur le travail qu'ils effectuent depuis le début de la course pour consolider leurs appuis. M. Legault dit avoir fait du chemin. «C'est certain que la campagne nationale aide. C'est indéniable. Je n'étais pas très connu au début de la campagne dans Brome-Missisquoi. Mais dans les derniers dix jours, les gens me reconnaissent... Nous sommes efficaces dans les activités de pointage et pour faire sortir le vote. Il y a un travail à accomplir et il ne faut pas lâcher».

«Ma stratégie jusqu'à la fin est de continuer à rencontrer les gens, continuer de faire du porte-à-porte», dit simplement M. Leclerc.

Si les deux meneurs comptent poursuivre leur stratégie de terrain d'ici mardi prochain, Pierre Paradis commence à montrer ses couleurs. Le député sortant croit que les citoyens du comté risquent de se retrouver avec quelqu'un de l'extérieur pour les représenter. «L'autre argument qui circule, que j'entends sur le terrain, c'est que Legault (Benoit) n'est pas du comté. Autrement dit, il y aura deux députés de Granby dans la région (l'autre étant François Bonnardel), et plus aucun de Brome-Missisquoi. Avec deux députés de Granby, bonne chance pour l'hôpital, bonne chance pour le palais de justice et pour les autres choses», énumère M. Paradis.

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