Projet d'inversion du pipeline : le PQ veut une évaluation environnementale

Le candidat péquiste dans Repentigny, Scott McKay, celui... (photo Alain Dion)

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Le candidat péquiste dans Repentigny, Scott McKay, celui de Brome-Missisquoi, Richard Leclerc, Marie Bouillé (Iberville) et Michel Breton (Orford) ont pris position hier à Dunham dans le dossier d'inversion du pipeline transportant du pétrole brut entre Portland et Montréal.

photo Alain Dion

Chantal Vallée
Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Dunham) Un gouvernement péquiste soumettrait le projet de transporter du pétrole brut entre Montréal et Portland au Maine à une évaluation environnementale. C'est l'assurance donnée hier en conférence de presse par le candidat péquiste de Brome-Missisquoi Richard Leclerc, flanqué de ses collègues Scott McKay (critique du PQ en matière d'environnement et candidat dans Repentigny), Marie Bouillé (députée sortante et candidate dans Iberville) et Michel Breton, qui représente le PQ dans Orford.

M. McKay, qui était déjà venu à Dunham participer à une marche pour appuyer le comité d'environnement de l'endroit, a précisé que puisque le pipeline qui serait utilisé pour acheminer le pétrole aux États-Unis existe déjà, le projet ne doit pas obligatoirement être soumis à une évaluation environnementale.

«L'entreprise peut contourner l'évaluation environnementale d'un point de vue légal. Mais la loi québécoise donne le pouvoir au ministère de l'Environnement du Québec de mandater le BAPE pour évaluer les impacts sur l'environnement et mener des audiences publiques sur le projet d'inversion du pipeline», fait-il cependant valoir. C'est justement ce que le PQ promet de faire même si, reconnaît M. McKay, le gouvernement du Québec n'aurait pas le pouvoir de bloquer un projet semblable puisque ce domaine est de juridiction fédérale.

«Le PQ s'engage à se tenir debout devant Ottawa. On va défendre les intérêts des Québécois quoi qu'il advienne», a-t-il précisé après la conférence de presse.

De son côté, la députée sortante d'Iberville et candidate péquiste Marie Bouillé a fait part de l'inquiétude des électeurs face à ce projet, en rappelant le déversement de 45 000 litres de pétrole survenu à Saint-Césaire en 1999, l'équivalent de deux camions-citernes. Selon elle, contrairement à ce qu'affirme la compagnie Pipe-Lines Montréal, l'an passé on trouvait toujours des contaminants provenant de l'oléoduc dans la rivière Yamaska. Le pipeline passe aussi sous la rivière Richelieu et le fleuve Saint-Laurent, indique-t-elle en souhaitant une large consultation des résidants des municipalités concernées.

Elle a souligné que le tuyau de 18 pouces qui servirait à transporter le pétrole de l'Alberta jusqu'au Maine aux États-Unis est vieux de 62 ans, alors qu'en génie on reconnaît qu'ils ont une durée de vie de 60 ans; en Europe on parle de 40 ans, précise-t-elle. «À 28, 30 ans, on commence à voir des fuites, des incidents», note-t-elle. Son inquiétude est partagée par le candidat d'Orford, qui représente aussi des citoyens concernés et inquiets (de la station de pompage de Highwater dans le Canton de Potton) qu'il entend bien défendre.

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