Faire campagne avec les moyens du bord

La candidate de la Coalition pour la constituante... (photo Stéphane Champagne)

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La candidate de la Coalition pour la constituante dans Granby, Francine St-Onge a imprimé quelques affichettes de format 8 1/2 par 11 et les a plantées dans le terre-plein du boulevard Leclerc et à quelques autres endroits de la ville.

photo Stéphane Champagne

Marie-France Létourneau

Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Ils n'ont pas de local électoral, peu ou pas d'affiches et rivalisent d'ingéniosité pour faire passer leur message. Certains candidats aux élections ne peuvent compter que sur leur détermination, leurs convictions et le système D pour aller chercher des votes. Mais ce n'est rien pour les rebuter.

«C'est comme David contre Goliath. Et David n'a même pas de fronde. Mais je crois aux miracles», a lancé cette semaine avec amusement la candidate de la Coalition pour la constituante dans la circonscription de Granby, Francine St-Onge.

La femme de 64 ans, qui cumule deux emplois et ne peut faire campagne que deux jours par semaine, avoue être très limitée dans ses moyens financiers. «La Coalition n'a pas d'argent», laisse-t-elle tomber.

Qu'à cela ne tienne, forte du «gabarit» fourni par la Coalition, Francine St-Onge a imprimé quelques affichettes de format 8 1/2 par 11, noir et blanc, et les a plantées dans le terre-plein du boulevard Leclerc et à quelques autres endroits de la ville. «Elles ont l'air d'un petit nain» aux pieds des affiches des principaux partis, reconnaît celle qui enseigne l'anglais et le mandarin et qui travaille également dans un vignoble. Mais elles attirent néanmoins l'attention, même s'il faut y regarder à deux fois pour identifier la candidate.

Francine St-Onge dit miser sur ses sorties dans les endroits publics, où elle distribue des cartes de visite, pour faire entendre le message de la Coalition pour la constituante, qui souhaite réformer le système démocratique afin de «donner plus de pouvoirs aux citoyens».

Créatifs

Dans Granby, plus de la moitié des huit candidats n'ont pas de local électoral, à l'origine de coûts importants. C'est le cas de Francine St-Onge. Mais aussi du candidat de Québec solidaire, Éric Bédard. «Notre local, c'est un peu chez un des membres du comité de coordination. Mais notre vrai local est dans la rue. Comme on a peu de moyens, il faut être créatif», estime celui qui devrait malgré tout avoir quelques affiches à son effigie à installer au cours des prochains jours.

Preuve de sa créativité, Éric Bédard convie les électeurs tous les jeudis à un «5 à 7 solidaire». Au programme: musique et politique. «Je crois beaucoup au contact individuel», dit-il.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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