Malgré les attaques de François Legault en début de journée hier (voir autre texte en page 3), c'est plutôt à Pauline Marois que Pierre Paradis a décoché ses premières flèches de la campagne électorale, mettant en doute les capacités de la chef péquiste à préserver la stabilité économique du Québec. Selon le député, les libéraux peuvent se dire satisfaits d'avoir aidé le Québec à traverser la crise économique de 2008 sans trop de dégâts.
Et pour continuer dans la même veine, il avertit ses partisans que les projets politiques du PQ ne sont pas adéquats et que Pauline Marois pourrait éprouver des difficultés avec son équipe. «Un gouvernement compétent en matière économique, ça veut dire pas d'instabilité politique. Madame Marois, si elle est élue, ne pourra résister, dans son caucus, aux Jean-François Lisée, Bernard Drainville et les autres. On lisait les titres dans les journaux en fin de semaine qui parlaient de référendum dans un premier mandat. On n'a pas besoin d'ajouter de l'instabilité politique à l'instabilité économique qui nous entoure», dit Pierre Paradis, qui ajoute que la cote du crédit du Québec descend lorsque le PQ est au pouvoir et reste stable ou s'améliore sous les libéraux.
Infrastructure et agriculture
Tout en vantant le bilan économique du gouvernement et le sien, M. Paradis a rappelé que le développement économique reposait sur la qualité des infrastructures. «L'économie dépend de nos infrastructures. Ce n'est pas le gouvernement qui crée des emplois, ce sont les entreprises privées. Il faut leur donner les infrastructures nécessaires. Le centre de recherche et développement en micro-technologie, ça crée 250 nouveaux emplois, bien rémunérés, ça en sécurise 3000 autres et ça en amènera d'autres. L'autoroute 35, c'est majeur aussi, et les voitures y rouleront en 2014», dit Pierre Paradis.
Pour soutenir l'industrie agricole, le candidat libéral propose que le gouvernement offre des déductions fiscales aux agriculteurs, au même titre qu'il en offre au Fonds de la FTQ et au Fondaction de la CSN, cite-t-il en exemples, tout en se désolant que certains producteurs de la région aient de la difficulté à acheter leur blé en raison des prix élevés du marché.
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