Paul Maurice, originaire de La Prairie sur la Rive-Sud de Montréal, n'en était pas à son premier vol en parapente, lui qui détenait toutes les qualifications pour voler seul. Mais ce jour-là, il n'aurait jamais dû décoller, estiment les représentants de Distance Vol libre, et l'équipe en place le lui aurait signifié.
«C'était un monsieur qui ne volait pas beaucoup, peut-être deux ou trois fois par année, et les conditions étaient vraiment limites pour son niveau d'adresse, indique Alex Dulude, directeur des ventes à Distance Vol libre. Il ventait fort, avec de fortes bourrasques. Même nos pilotes et nos instructeurs ne volaient pas à ce moment. Nous l'avions averti qu'il aurait dû attendre, mais il a décidé d'y aller quand même. Selon ce que les gens ont vu, il a mal géré son approche à l'atterrissage et il s'est planté sur le bord de la route. Quand il y a un problème près du sol, c'est là que c'est le plus difficile, car on n'a pas le temps de réagir pour corriger la situation.»
Des équipes de secours ont rapidement été déployées sur place et, apparemment, rien ne laissait présager alors que les conséquences de l'accident seraient si dramatiques. «Les instructeurs ont tous leur certification en premiers soins et nous avions même un infirmier et premier répondant qui était sur place, assure M. Dulude. Il a rapidement été bien entouré. Les services d'urgence arrivent aussi toujours très rapidement ici. Tout ce qui aurait pu être fait a été fait. D'ailleurs, il n'avait pas de blessures visibles à ce moment. Mais on voyait qu'il avait une commotion, parce qu'il se répétait.»
Selon un courriel transmis à La Voix de l'Est par des membres de la famille, M. Maurice avait subi plusieurs blessures internes et il est demeuré plus de 10 jours dans le coma. Il est décédé le 26 juillet.
La nouvelle de son décès a d'ailleurs fortement ébranlé toute l'équipe de Distance Vol libre. «On trouve tous ça extrêmement triste, confie M. Dulude. Le gérant était en larmes lorsqu'il m'a appelé pour me le faire savoir. On ne veut jamais revoir ça. On est là-dedans pour voir les gens sourire et c'est ce qu'on a d'habitude. Nous mettons vraiment l'emphase sur la sécurité et on n'aurait pas pu faire plus dans ce cas-là.»
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