Guy Vincent ne veut plus de Gaudord au conseil des commissaires de Val-des-Cerfs

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Pour Guy Gaudord, il faut «toujours chercher à s'améliorer».

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Pascal Faucher

Pascal Faucher

(Granby) Guy Gaudord se retrouve à nouveau dans l'eau chaude.

Dans une lettre envoyée à La Voix de l'Est (à lire en page 8), le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Guy Vincent, demande que le candidat libéral dans la nouvelle circonscription de Granby quitte au plus vite le poste de commissaire scolaire qu'il occupe depuis 17 ans.

M. Vincent juge inconcevable que M. Gaudord prône l'abolition du conseil des commissaires tout en en faisant partie. «On ne peut pas avoir quelqu'un à côté de nous qui veut le démantèlement (du conseil) et qui encaisse son chèque», indique en entrevue le président de Val-des-Cerfs, lui aussi un commissaire élu.

«Tu ne peux pas rester dans le clan que tu dénigres, dit M. Vincent. Qu'il démissionne.»

En entrevue le 17 juillet, une semaine après l'annonce de sa candidature, le représentant du Parti libéral du Québec a affirmé que les pouvoirs du conseil des commissaires et l'entretien des bâtiments devraient plutôt être dévolus aux maires au sein des MRC.

Et bien qu'il ait d'abord voulu représenter la Coalition avenir Québec, M. Gaudord s'est gardé de prôner l'abolition des commissions scolaires, comme la CAQ le suggère. Questionné sur cette ambiguïté, il a répondu que la position de la CAQ à ce sujet n'était pas claire.

Il a aussi été incapable d'identifier ses «convictions libérales» lorsque la question lui fut posée.

«Qu'on ne soit pas toujours d'accord avec les décisions du conseil des commissaires, ça va, mais il faut être d'accord avec le fait que l'entité existe», tonne M. Vincent, qui dénonce la situation à titre de commissaire seulement.

Gaudord laconique

Joint hier, M. Gaudord a d'abord promis de rappeler La Voix de l'Est à ce sujet, ce qu'il n'a pas fait. Il a fini par envoyer une courte lettre (à lire aussi en page 8) dans laquelle il s'adresse directement à M. Vincent. Il y écrit qu'il croit aux commissions scolaires, mais qu'«il faut toujours chercher à s'améliorer et à s'assurer que les citoyens en ont pour leur argent».

«Avec la crise économique que nous avons vécue au cours des dernières années, il est primordial de voir à ce que chaque investissement procure le maximum de résultats», dit-il.

Il termine sa lettre en statuant cette fois-ci que «contrairement à la CAQ, nous ne voulons pas abolir les commissions scolaires».

«Immoral»

Deux autres commissaires scolaires ont accepté hier de commenter la déclaration du candidat libéral. Pierre Lavoie, vice-président du comité exécutif, juge «inadmissible», «immoral» et «de mauvais goût» que M. Gaudord «ramasse son chèque de paie quand il veut prôner l'abolition du conseil».

«Il devrait donner sa démission immédiatement», dit-il.

Marion d'Astou se fait plus nuancée. «Il devra répondre de ce qu'il a dit, mais j'estime M. Gaudord comme commissaire, dit la représentante de Lac-Brome. Il est capable de mettre ses culottes. J'aime son courage.»

Mais elle désapprouve l'idée d'abolir le conseil des commissaires. «C'est tellement spécifique une commission scolaire, ça prend des années pour en comprendre les rouages», dit Mme d'Astou.

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