Un caricaturiste au wordfest : Entre l'art et le journalisme

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Aislin, caricaturiste de The Gazette, a fait une... (photo Stéphanie Mantha)

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Aislin, caricaturiste de The Gazette, a fait une présentation qui a su faire éclater de rire les dizaines de personnes présentes au Théâtre de Knowlton.

photo Stéphanie Mantha

 

Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Knowlton) Des nombreuses personnalités invitées pour le quatrième WordFest de Knowlton, le caricaturiste de The Gazette Terry (Aislin) Mosher est un de ceux qui a attiré plusieurs dizaines de personnes pour une rencontre aussi intime qu'hilarante hier matin.

Après 40 années dans les pages du vénérable quotidien anglophone de Montréal et près de 50 livres, Mosher affirme aimer encore autant son travail, qui allie journalisme et art. Mais il se garde bien de s'identifier à l'un ou à l'autre. «Le journaliste doit être responsable en tout temps. Le caricaturiste peut être tendancieux», dit-il sourire aux lèvres.

Selon Terry Mosher, les caricatures sont toujours aussi populaires pour deux raisons majeures. D'abord, pour une question pratique. «Parce que c'est rapide. Les gens regardent une caricature entre cinq et sept secondes. Ça prend plusieurs minutes pour lire un article, un éditorial», explique-t-il.

Ensuite, elles touchent aux émotions des lecteurs. «Nous testons la société en faisant notre travail. On pose la question: pouvez-vous rire de vous-mêmes? Si vous le pouvez, c'est positif. Vous pouvez ainsi réaliser que votre société n'est pas et ne peut pas être parfaite, illustre Mosher. Les caricatures condensent les émotions des gens.»

Bilan positif

Encore cette année, nombreux furent les visiteurs à se rendre au bucolique village pour ce WordFest. Une participation qui réjouit Judith Duncanson, co-organisatrice de l'événement, autant que celle des bénévoles et des auteurs.

«La ville de Knowlton fonctionne avec des bénévoles. Sans eux, vous pouvez oublier le type d'événements que nous organisons... C'est un événement qui est pour une bonne cause: l'alphabétisation. Nos invités sont contents de venir et de contribuer à cela. L'alphabétisation est importante. Pour nous, préserver les livres, et ainsi la littérature est important. Beaucoup de gens sont venus de Montréal et Ottawa, entre autres», dit Mme Duncanson.

Les profits de l'événement seront remis à la Fondation Peter Gzowski pour l'alphabétisation.

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