La ténacité de Vasek Pospisil a finalement été récompensée

Vasek Pospisil a fait honneur à son statut... (photo Danièle Francis)

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Vasek Pospisil a fait honneur à son statut de favori. Il a gardé son meilleur tennis pour la fin.

photo Danièle Francis

Michel Tassé

Michel Tassé
La Voix de l'Est

(Granby) Vasek Pospisil a choisi le bon moment pour disputer son meilleur match de la semaine.

En finale masculine du Challenger Banque Nationale, Pospisil a eu le meilleur sur le Hollandais Igor Sijsling en des manches de 7-6 (2) et 6-4, hier après-midi. La victoire de l'athlète de Vancouver est certainement celle de la ténacité, celle d'un bonhomme qui a eu la vie difficile tout au long de la semaine, mais qui n'a jamais lâché.

«Personne ne m'a fait de cadeaux ici cette année, a lancé celui qui a fait honneur à son statut de favori. Je n'ai pas toujours joué du grand tennis cette semaine, mais je suis accroché, j'ai travaillé fort et j'ai fini par être récompensé. Je suis à moitié mort, mais je suis tellement heureux!»

Le match s'est joué au service, Pospisil n'ayant jamais perdu le sien.

«Igor est un excellent joueur. Il sert bien, il possède un gros revers et il varie bien ses coups. Il fallait que je garde mon service, je n'avais pas le choix.»

Son excellente forme physique a aussi fait une différence. Au deuxième set, on voyait que Sijsling pompait l'huile, qu'il n'avançait tout simplement plus.

«Il avait l'air fatigué, c'est vrai. Ce n'était pas facile avec cette chaleur, mais je voulais tellement le gagner, ce tournoi.»

Pospisil quittait pour Londres pas plus tard qu'hier soir. On sait qu'il participera au tournoi olympique en simple et en double, avec Daniel Nestor.

«Ces deux victoires (il a triomphé en double samedi avec Philip Bester après l'avoir battu en simple!) me donnent confiance. Ma confiance était loin d'être à son maximum quand je suis débarqué en ville, mais là, je crois à nouveau en moi. Ça fait du bien.»

Bien sûr, il a l'impression que ses chances sont meilleures en double qu'en simple.

«Tes chances sont toujours très bonnes quand tu joues avec Daniel Nestor, le meilleur joueur de double au monde.»

À la suite de sa victoire d'hier, Pospisil devrait passer du 109e rang mondial au 80e, environ. Hier, il a remporté son deuxième tournoi de type Challenger de l'année après celui de Rimouski au printemps.

«C'est la sixième fois que je viens à Granby. Cette victoire est très précieuse à mes yeux», a-t-il affirmé.

Plus loin, Sijsling s'est contenté de dire qu'il avait tout donné.

«J'ai eu plusieurs matches difficiles cette semaine et il ne me restait plus beaucoup d'essence aujourd'hui», a mentionné le tombeur du Thaïlandais Danai Udomchoke en demi-finale.

Niemeyer: «Un cheval»

L'entraîneur de Pospisil, Frédéric Niemeyer, était fier de son protégé.

«Un peu tout le monde, moi le premier, a été dur avec Vasek cette semaine, a-t-il expliqué. Il ne jouait pas bien, il le savait, mais il s'est obstiné et ça a fini par rapporter. Il peut mieux jouer encore et il devra le faire pour obtenir du succès aux Jeux. Mais sa ténacité m'a franchement impressionné.»

Niemeyer a aussi parlé de la bonne condition physique de Pospisil.

«Vasek, c'est un cheval. À l'entraînement, il est toujours capable d'en prendre plus. Je savais qu'en gagnant la première manche, aujourd'hui, il était en affaires, que l'autre ne suivrait pas avec cette chaleur.»

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