Une piscine creusée non sécurisée à Shefford inquiète un citoyen

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La piscine en question, qui malgré le début... (photo Alain Dion)

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La piscine en question, qui malgré le début des travaux il y a plus d'un an, n'est toujours pas complètement sécurisée.

photo Alain Dion

 

Dominique Talbot
La Voix de l'Est

(Shefford) Malgré les 45 noyades survenues au Québec cette année, dont un grand nombre d'enfants en bas de six ans, un citoyen du Canton de Shefford s'inquiète devant le peu de sécurité entourant la piscine creusée du voisin de sa fille, en construction depuis octobre 2010. Au courant de la situation depuis plus d'un an, lamunicipalité semble être réticente à faire appliquer son règlement au voisin en question.

Le problème remonte au 9 septembre 2010, alors qu'un résidant de la rue Lacoste dépose une demande de permis pour l'installation d'une piscine creusée, permis qui lui sera émis un mois plus tard. Onze mois s'écoulent et, lors d'une inspection visant à vérifier les travaux, la municipalité constate qu'ils ne sont toujours pas terminés et qu'aucune clôture n'entoure la piscine qui n'est pas encore fonctionnelle.

À la suite de cette visite, le citoyen en question affirme à la municipalité que les travaux seront terminés avant le mois de décembre. Néanmoins, au mois de novembre, une voisine, mère de deux jeunes bambins, loge un appel à la municipalité pour faire part de son inquiétude reliée à la lenteur des travaux et l'absence de mesures temporaires pour empêcher l'accès à la piscine creusée.

«Dès les premiers instants, nous avons contacté la municipalité pour avertir qu'il y avait un grand trou. Ç'a pris beaucoup de temps avant qu'ils réagissent», se désole Michel Côté, le père de la dame en question. «En raison de cela, encore aujourd'hui, mes petits-enfants ne peuvent aller jouer dehors sans une surveillance totale, car nous avons peur qu'un accident ne survienne, comme il est arrivé si souvent au Québec cet été», poursuit-il.

À la mi-avril de cette année, l'inspecteur Charles Brunelle et le directeur de l'urbanisme, Laval Dubois, se rendent sur les lieux, où ils constatent qu'une partie de la clôture est érigée, mais que plusieurs sections sont manquantes, dont celle contiguë à la demeure où habitent les deux enfants en bas âge. À ce moment, le résidant fautif assure que la clôture sera terminée au plus tard le premier mai et qu'une sécurité temporaire serait érigée advenant le cas contraire.

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