Incendie de l'abattoir du Roy et frères : d'importantes répercussions pour les producteurs

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Le maire de Saint-Joachim, René Beauregard, et sa... (photo Janick Marois)

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Le maire de Saint-Joachim, René Beauregard, et sa conjointe Lise Lamoureux sont clients chez Abattoir du Roy et frères. Ils doivent maintenant trouver un nouvel endroit pour faire abattre leurs porcs.

photo Janick Marois

Isabel Authier

Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Saint-Joachim-de-Shefford) L'incendie qui a lourdement endommagé l'abattoir du Roy et frères, le week-end dernier à Saint-Joachim-de-Shefford, aura de sérieuses conséquences sur des producteurs de la région.

«On est en mode recherche de solutions», avoue le maire de la municipalité, René Beauregard, qui est lui-même un client de l'abattoir. C'est là qu'il faisait abattre les bêtes de son entreprise Le P'tit cochon rond. Selon lui, l'Abattoir du Roy était particulièrement avantageux pour les petits producteurs qui ont besoin d'un service à petite échelle. «C'était l'endroit idéal pour les gens qui, comme nous, font leur propre mise en marché», explique-t-il.

Le feu s'est déclaré dans le bâtiment du 340 du 8e rang Est vers minuit, dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Six services de sécurité incendie ont été mobilisés pour venir à bout de l'incendie. En raison de la situation rurale du bâtiment, il a fallu plusieurs camions-citernes pour acheminer de l'eau vers les lieux du sinistre. Une grande partie de la bâtisse n'a purésister aux flammes.

Large clientèle

L'abattoir de Saint-Joachim offrait le service d'abattage multi-espèces, en privilégiant les producteurs locaux. On y traitait non seulement les porcs et les boeufs, mais aussi les agneaux, les sangliers, les chevreaux et le gibier sauvage. Ses clients venaient d'aussi loin que Drummondville et Montréal.

L'entreprise louait aussi un local aux Viandes Martin Gendron, qui y opérait une salle de découpe.

La suspension des activités de l'Abattoir du Roy, un établissement sous inspection provinciale, vient également compliquer la vie de certaines boucheries. «Ça drainait du monde de loin. Aujourd'hui, on est tous obligés de se revirer de bord parce que le service qu'ils offraient était assez rare. Les répercussions sont bien plus grandes que l'on pense», reprend René Beauregard.

Comme de nombreux autres producteurs, lui et sa famille regardent en ce moment les possibilités. Un abattoir fédéral de porcs à Racine pourrait les dépanner. Mais si leurs bêtes empruntent ce chemin, Le P'tit cochon rond devra obligatoirement payer davantage de frais de transport. «Ça signifie une hausse de nos coûts de production.»

Tous les détails dans notre édition de mercredi

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