Non, Pospisil ne l'a pas eu facile!

Vasek Pospisil n'a pas joué du grand tennis.... (photo Danièle Francis)

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Vasek Pospisil n'a pas joué du grand tennis. «La victoire du mental», a-t-il dit.

photo Danièle Francis

Michel Tassé

Michel Tassé
La Voix de l'Est

(Granby) Le 17e Challenger Banque Nationale de tennis a failli perdre son favori dès sa soirée inaugurale. Face à Benjamin Mitchell, hier soir, Vasek Pospisil, en avance 3-1 au troisième set, l'a emporté après que l'Australien a abandonné en raison de crampes à la hauteur des cuisses.

Les deux premiers sets sont allés au bris d'égalité. Après avoir pris les devants 4-0, Pospisil a bêtement échappé la première manche. Mais il a eu le mérite de revenir en force, lui qui affrontait un joueur que seul son état de santé pouvait envoyer au tapis. Car ce Mitchell, on vous le dit, a du pitbull dans le nez, il ne lâche jamais.

En quittant les Tennis Saint-Luc, hier soir, ils étaient nombreux à se demander quel aurait été le résultat final si Mitchell n'avait pas eu de crampes, qui avaient l'air tellement douloureuses. On ne le saura jamais.

«J'aurais gagné de toute façon, a lancé Pospisil à sa sortie du court. J'avais repris confiance, j'avais repris le contrôle sur mon jeu. J'aurais gagné, je le sais...»

Plus loin, Mitchell n'était pas du même avis.

«J'aurais gagné n'eut été de ces maudites crampes, a répliqué l'athlète de 19 ans, 252e joueur mondial selon le dernier relevé publié par l'ATP. Ces crampes sont la conséquence d'avoir joué trop de matches dernièrement. Mais c'est clair que j'aurais gagné sinon...»

Avant d'abandonner, Mitchell avait reçu la visite de la thérapeute en deux occasions. Et quelques minutes avant de décrocher, le superviseur de l'ATP, William Coffey, lui avait aussi rendu visite.

La victoire du mental

Non, Vasek Pospisil n'a pas joué du grand tennis. Il n'a pas très bien servi, il n'a pas très bien retourné, il a multiplié les erreurs. Et il était d'accord avec l'analyse de l'auteur de ces lignes. Mais il y a un élément très précis dont il se réjouissait.

«Cette victoire, c'est celle du mental, a-t-il dit. Après le premier set, j'étais sous le choc, je l'avoue. Mais je n'ai pas lâché, il n'était pas question que je lâche, surtout ici. Et ça, ça me rend fier. Ce n'était pas toujours très beau, je le sais, mais j'ai gagné. Et c'est l'important.»

Pospisil n'avait pas de réponses à nous donner quand on lui a demandé d'expliquer son effondrement du premier set. On le répète, il menait 4-0.

«Je ne sais pas ce qui est arrivé. La nervosité, peut-être. Je ne sais pas...»

L'entraîneur de Pospisil, Frédéric Niemeyer, avait aussi envie de féliciter son poulain pour sa force de caractère plutôt que de le réprimander pour une performance plutôt ordinaire.

«Vasek a déjà joué du meilleur tennis, c'est vrai, mais il s'est accroché alors qu'il aurait pu tout balancer par dessus bord. On va travailler plusieurs trucs, c'est sûr, mais je suis fier de lui.»

Mais s'il veut faire honneur à son statut de favori, il devra travailler plusieurs trucs, en effet.

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