Mercredi, Bromont annonçait en mi-journée que toute forme d'arrosage à l'aide d'un système automatique ou mécanisé était interdite, incluant les pelouses, les voitures, les pavés et les piscines. Les contrevenants s'exposent à une amende variant de 100 $ à 1000 $, et de 300 $ à 3000 $ pour les entreprises.
«À moins que l'infraction soit significative ou que quelqu'un récidive après un avertissement, ce n'est pas dans nos intentions de distribuer des constats d'infraction. Aucun n'a été émis jusqu'à maintenant (hier)», explique Catherine Page, directrice des communications à la Ville de Bromont. «La consommation a baissé à l'heure où on se parle (hier). Alors, nous considérons que l'avis d'interdiction a porté ses fruits. Les citoyens ont bien collaboré», ajoute-t-elle.
Le problème que vit la municipalité en est un de distribution plutôt que d'un manque d'eau à proprement dit. Et c'est dans le secteur de la montagne qu'il se fait le plus sentir. Alors que la consommation quotidienne moyenne de Bromont est de 6500 mètres cubes par jour - un mètre cube équivaut à 1000 litres -, cette consommation est montée à plus de 8000 mètres cubes mercredi. Depuis l'avis d'interdiction, la consommation diminue de 300 mètres cubes par jour, soutient Jean-François Vachon, directeur du service d'urbanisme de Bromont.
Nouveaux manèges
Ironiquement, c'est jeudi que le parc aquatique de Ski Bromont a procédé à l'ouverture de ses deux nouveaux jeux d'eau, Les Serpents et La Tornade. Bien que la Ville assure avoir demandé à toutes les entreprises de faire un effort, aucune mesure restrictive spécifique n'a été commandée, contrairement aux résidants.
«L'enjeu actuel est la période de pointe de grande consommation dans laquelle nous nous trouvons et où nous demandons à tout le monde de faire un effort», dit Jean-François Vachon. «Les nouveaux jeux d'eau n'ouvrent pas tous les jours. Aujourd'hui (hier), nous sommes à 7700 litres, alors que nous étions à 8000 mercredi. Et il n'y a pas eu d'ouverture de glissades. Alors, je crois qu'il n'y a pas de lien entre les nouveaux jeux d'eau et l'augmentation de la demande que nous avons connue», poursuit-il.
Quant à lui, le propriétaire de Ski Bromont, Charles Désourdy, affirme avoir pris des mesures pour réduire au maximum la consommation d'eau de son entreprise. «Nous faisons tous les efforts possibles pour réduire notre consommation. Il n'y a rien que l'on puisse faire quand il y a des chaleurs comme celles que nous avons ces derniers jours pour contrer l'évaporation. Par contre, nous essayons de diminuer la fréquence de nos backwash (sic), tout en essayant de garder notre excellente qualité d'eau. En les faisant la nuit, nous diminuons la pression sur le réseau, au moment où la demande est la moins forte», explique M. Désourdy.
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